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LaMOP » Publications et Ressources » Publications du LaMOP » A paru en librairie - 2018

A paru en librairie en 2018-2019


F. FORONDA, Les retours

 

François FORONDA, Les retours, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2019, 128 pages, ISBN 979-10-351-0329-3.

 

 

Résumé

 

 

"Je suis convaincu que les lecteurs de cette ego-histoire attendent de ma part le récit d'un retour au pays, la rassurante trajectoire d’un fils d’immigrés espagnols devenu un médiéviste français de l’Espagne. Pourquoi pas. Mais les chemins du retour ne sont pas toujours les plus droits, et ramènent-ils toujours au point de départ attendu ? » Loin de proposer l’histoire linéaire de sa trajectoire, François Foronda la soumet ici à un exercice d’auto-analyse, en historien, sur la base de ses archives personnelles. Davantage que des retours, cet exercice le conduit à réaliser un voyage fait d’un constant va-et-vient entre quatre lieux de mémoire, deux pays, le passé et le présent, la vie académique et la vie personnelle, que l’auteur tient également pour une vie majuscule. Et une forme de réconciliation libératrice se fait jour au bout de ce voyage, pratiquement circulaire, dans l’arrière-pays retrouvé de la vocation historienne de l’auteur.

 

 

En savoir plus sur le site des Éditions de la Sorbonne

 

 

 

 


Eric RIETH, Pour une histoire de l’archéologie navale. Les bateaux et l’histoire

 

Eric RIETH, Pour une histoire de l’archéologie navale. Les bateaux et l’histoire, Paris, Éditions Classiques Garnier, collection Histoire des techniques, n° 17, 2019

 

Résumé

 

Ce livre retrace les différentes façons dont les bateaux, comme outils de travail civils et militaires, tout à la fois architecture et machine, ont été envisagés en tant qu’objets d’histoire. Chronologiquement, l’étude s’étend du xvie siècle à notre époque.

 

 

En savoir plus et accéder à la version numérique de l’ouvrage sur

le site des éditions Classiques Garnier

 

 

 

 


Parution : L’Industrie cistercienne (XIIe-XXIe siècle), A. BAUDIN, P. BENOIT, J. ROUILLARD et B. ROUZEAU (éd.), Paris, 2019

 

L’Industrie cistercienne (XIIe-XXIe siècle), actes du colloque international (Troyes – Abbaye de Clairvaux – Abbaye de Fontenay, 1er-5 septembre 2015)", Arnaud BAUDIN, Paul BENOIT, Joséphine ROUILLARD et Benoît ROUZEAU (éd.), Paris, Somogy-Éditions d’Art, 2019

 

Résumé

 

La règle de saint Benoît, réformée par Robert de Molesme, Étienne Harding et Bernard de Clairvaux à partir de la fin du XIe siècle, structure la journée du moine entre prière et travail. Fondée sur l’exploitation par les convers de l’immense patrimoine foncier, une économie puissante et multiforme se met en place au sein de laquelle l’industrie occupe une place essentielle qui participe des innovations technologiques du Moyen Âge et de l’époque moderne. En témoignent les études monographiques consacrées aux forges monastiques, à l’énergie hydraulique, aux exploitations minières ou aux carreaux de pavement qui se sont développées au cours des cinquante dernières années.
Ce colloque, le premier entièrement consacré à ce thème, aborde, à la faveur de sources archivistiques et archéologiques renouvelées, les questions des arts du feu (terre cuite, verre, métallurgie du fer et des non ferreux), des activités minières (sel, pierre, argent) et textiles. De l’Angleterre et du Pays de Galles à la péninsule ibérique, en passant par la France, les Pays-Bas et l’Europe de l’Est, les meilleurs spécialistes internationaux proposent études de sites, posters et synthèses régionales. Prolongement de cette activité séculaire, certains monastères maintiennent, aujourd’hui encore, une industrie cistercienne vivante.

 

En savoir plus sur le site de Somogy Édition d'art

 

 

 


Transiger : Éléments d'une ethnographie des transactions médiévales, J. Claustre (Dir)

 

Transiger : Éléments d'une ethnographie des transactions médiévales, Julie Claustre (Dir), Paris, Éditions de la Sorbonne, Collection Histoire ancienne et médiévale, 2019

 

Résumé

 

À une époque où la société contractuelle est présentée comme un idéal émancipateur et modernisateur, il n'est pas inutile de mener une réflexion historique sur le phénomène contractuel. C’est ce à quoi s’emploie cet ouvrage, résultat du travail d’un groupe de chercheurs de plusieurs disciplines : des historiennes et historiens, un historien du droit, une spécialiste de littérature romane et un sociologue, examinent les formes et les implications de la montée en puissance du phénomène contractuel à l’époque médiévale. En quatorze études précises menées à partir de dossiers de sources exceptionnels en France, Germanie, Italie et Espagne du VIIIe au XVe siècle, précédées d’une dense introduction et suivies d’une conclusion, l’ouvrage propose la première synthèse sur les transactions médiévales, utile tant aux historiens qu’aux sociologues et anthropologues. Les transactions, entendues non seulement à travers les contrats qui les sanctionnent, mais aussi comme des processus de négociation, sont abordées à la fois sous l’angle juridique, dans leurs enjeux socio-économiques et dans leurs aspects matériels et scripturaux. L’intrication des dimensions marchandes et non-marchandes au sein de ces transactions constitue un des objets de réflexion du volume. Mais il les envisage dans toute leur richesse, faisant varier les situations sociales (famille, relations de travail, procédures judiciaires, échanges économiques…), les profils de contractants (le propriétaire foncier, le marchand, le chevalier, l’artisan…) et les usages sociaux de ces transactions. Cet ouvrage offre enfin aux lecteurs l’édition de nombreux documents étudiés par les auteurs.

 

 

Plus d'information sur le site des Éditions de la Sorbonne

 

 

 

 


Traduire et culture, France-Iles britanniques, J.-P. GENET (dir.), 2018

 

Traduire et culture, France-Iles britanniques, Jean-Philippe GENET (dir.), Paris, Editions Classiques Garnier, Collection : POLEN - Pouvoirs, lettres, normes, n° 11, 2018

 

Résumé

 

Résumé: Ces dix études historiques mettent en évidence différentes facettes du rôle de la traduction en France et en Angleterre : rôle dans le « grand remplacement » de la culture latine par les cultures vernaculaires, vecteur d’influences diverses, place dans un marché au cœur de la guerre des langues.

 

En savoir plus et accéder à la version numérique de l'ouvrage sur le site des éditions Classiques Garnier

 

 

 


Dans les dédales du web, Historiens en territoires numériques, G. Bonnot, S. Lamassé (éd)

 

Dans les dédales du web, Historiens en territoires numériques, Gaëtan Bonnot, Stéphane Lamassé (éd), Actes du colloque du LaMOP-PIREH 2016, Paris, Editions de la Sorbonne, 2019

 

Résumé

 

Depuis l'émergence du web il y a désormais trente ans, les historiens déambulent dans la Toile, arpentant ses dédales comme ils le feraient dans un espace public où sont formulés et circulent des discours, notamment sur leur propre discipline. Si ces discours révèlent les rapports que la société entretient avec son passé, ils structurent également celui des jeunes générations de chercheurs ou de ceux qui ne sont pas, vis-à-vis de la pratique historique, les dépositaires d’une légitimité académique. Comment les historiens interrogent-ils ces transformations et se saisissent-ils de ces documents ? Au moyen de quels outils ? Quelles sont les nouvelles figures d’autorité qui émergent de cette mutation du système communicationnel ? L’internet et, de manière générale, les réseaux informatiques, sont fondés sur un socle composé de nombreuses strates qui, ensemble, forment un épais tapis de données, qu’il faut envisager dans sa profondeur temporelle. La Toile devient productrice d’archives que l’historien ne peut ignorer. Elle est devenue à la fois un moyen et un objet qu’il faut utiliser en prenant garde de ne pas se focaliser uniquement sur ce qui est mis en lumière par des algorithmes complexes. C’est l’un des fils directeurs de cet ouvrage : imaginer comment faire de ces ressources des matériaux pour la recherche et l’enseignement. Ce faisant, éprouver la solidité des méthodes proposées devient un impératif, face à des matériaux mouvants, composites, éphémères – en un mot fuyants. C’est tout l’objet de ces douze textes, qui invitent à l’expérimentation, à la discussion et au débat.

 

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Administrer par l'écrit au Moyen Âge (XIIe - XVe siècle), Édité par Harmony Dewez, Lucie Tryoen

 

"Administrer par l'écrit au Moyen Âge (XIIe-XVe siècle)", édité par Harmony Dewez, Lucie Tryoen, Paris, Editions de la Sorbonne, Collection "Histoire ancienne et médiévale", série du LaMOP, 2019.

 

Résumé

 

 Cet ouvrage propose une série d'études fondées sur des travaux de jeunes chercheurs éclairant la façon dont l'essor de l’écrit documentaire au cours d’un long XIIIe siècle a transformé en profondeur les pratiques administratives des sociétés médiévales occidentales. De la Sainte-Trinité de Caen au Mont-Cassin, de Paris au Midi toulousain, ces textes interrogent la façon dont l’écrit administratif est produit, utilisé, archivé. Écrire, est d’abord une façon d’appréhender le territoire, par l’inventaire des ressources d’une institution, par l’enquête, par l’enregistrement d’actes, renvoyant aux préoccupations propres au contrôle d’un espace éclaté, ou dans l’affirmation d’une personnalité institutionnelle. Les formes prises par ces documents administratifs et leur place dans les processus de gouvernement dépendent des hommesqui en gouvernent lagenèse, de leur conception à leur rédaction, que ces dynamiques soient collectives, comme dans l’administration du comte de Toulouse, ou individuelles, comme dans la pratique toute personnelle de l’artisan Jean Teisseire. L’objet-document ainsi produit résulte d’une stratification de pratiques évoluant dans le temps, que seule une étude codicologique minutieuse et rigoureuse peut restituer, comme dans le cas du livre-outil de Saint-Martin de Pontoise. Enfin, la dimension archivistique de l’écrit apporte un recul sur la constitution de mémoires documentaires indissociables de certaines transformations sociales de la fin du Moyen Âge. L’étude des cartulaires de Notre-Dame de Paris et des regards croisés sur la documentation de la Sainte-Chapelle, par exemple, viennent ainsi compléter notre compréhension des mécanismes d’archivage et de la fonction des archives au sein des institutions.


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Travailler le cuivre à Douai au XIIIe siècle. Histoire et archéologie d’un atelier de proximité

 

Lise SAUSSUS, "Travailler le cuivre à Douai au XIIIe siècle. Histoire et archéologie d’un atelier de proximité", avec la collaboration de Nicolas Thomas, Marisa Pirson et Benjamin Jagou, Douai et Louvain-la-Neuve, "Collection Archaeologia Duacensis, 31 - Collection d’archéologie Joseph Mertens, XVII", 2019

 

Résumé / Abstract

 

De 1983 à 1987, une fouille archéologique rue Saint-Julien à Douai révèle un atelier et ses quelques milliers de déchets témoignant d’un travail du cuivre et de ses alliages au XIIIe siècle. Cette publication examine l’unité de production à la lumière des sources archéologiques, mais aussi de sources écrites et archéométriques. Elle présente le cadre de la découverte à l’échelle de la ville jusqu’à celle de la parcelle en s’intéressant à l’intégration des métiers du cuivre dans le tissu urbain. L’étude de la stratigraphie et des structures composant cet atelier dans un vaste espace de près de 1 000 m² précède l’analyse du mobilier métallurgique, des techniques variées, en particulier celles des réparations de vaisselle, mais aussi des alliages mis en œuvre. Enrichie par l’examen du travail du fer, associé à celui du cuivre, et d’une partie de la vaisselle en céramique consommée sur le site, l’étude illustre un de ces ateliers de proximité qui ont subsisté à côté des grands centres de production tels ceux de la vallée de la Meuse. Voué à l’entretien des vaisselles, enclin à répondre à des commandes variées, ce type d’ateliers actifs aux échelles locales, celles de la ville et de ses alentours, profite de la circulation des productions de masse mises sur le marché à une échelle globale.

 

 

From 1983 to 1987, an archaeological excavation along the rue Saint-Julien in Douai revealed a workshop and its several thousand pieces of waste, testifying to the work of copper and its alloys during the 13th century. In this book, the workplace is examined in the light of archaeological sources, but also of written and archaeometric sources. It presents the framework of the discovery from the global scale of the city to the particular plot by focusing on the integration of the metalworking professions into the urban fabric. The study of the stratigraphy and structures composing this workshop in a vast space of nearly 1,000 m² precedes the analysis of the metallurgical finds, of the various techniques, in particular those of cooking and table utensil’s repairs, but also of the alloys used. Enriched by the examination of the ironwork associated with the copperwork, and part of the ceramic tableware consumed on the site, the study illustrates one of these local workshops that have survived alongside major production centres, such as those in the Meuse valley. Dedicated to the maintenance of crockery, inclined to respond to various demands, this type of workshop, active at the local level of the city and its surroundings, benefits from the circulation of mass productions placed on the market on a global scale.

 

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Des chartes aux constitutions. Autour de l'idée constitutionnelle en Europe (XIIe-XVIIe siècle.

Publication : Des chartes aux constitutions Autour de l’idée constitutionnelle en Europe (XIIe-XVIIe siècle), sous la direction de F. Foronda et Jean-Philippe Genet, Editions de la Sorbonne, Ecole française de Rome, Paris-Rome, 2019.

 

Par constitution, il est convenu d'entendre un texte établissant la forme organique de l'État, et de tels textes n'existent pas avant le XVIIIe siècle. Peut-on alors parler de « constitutions » pour le Moyen Âge ? Empiriquement, communes et monarchies avaient des constitutions : aucun texte juridique ne les décrivait, mais elles existaient bel et bien et on en discutait pied à pied les dispositions. Dès qu’il les ont connues, les juristes et les théologiens ont discuté les constitutions analysées par Aristote dans sa Politique. Nul ne doute cependant du caractère constitutionnel de la monarchie parlementaire anglaise, que l’on considère aujourd'hui comme une constitution coutumière. Une définition trop stricte conduirait donc à passer sous silence certaines situations et expériences déterminantes dans la conceptualisation et l'application d'une idée constitutionnelle dans l'Europe des États qui se met en place à partir du XIIe siècle. Le choix d'une définition plus large s'impose. Nous avons donc adopté une définition plus large de ce que peut être une « constitution » : un ensemble de normes auquel, indépendamment de sa forme juridique, une société accorde une valeur fondamentale, parce qu'il définit, garantit et règle sa relation au pouvoir et fixe, ce faisant, les conditions d'un échange politique. Sur la base de cette définition, la mise en œuvre de l'idée constitutionnelle a été envisagée depuis les chartes de franchises (des proto-constitutions ?) jusqu'aux constitutions modernes, en passant par les législations produites par les États. On trouvera ici des études portant sur des textes ayant joué un rôle historique considérable : certains sont célèbres (la Grande Charte de 1215, la Bulle d’Or hongroise et celle de l’Empire), d’autres le sont moins (les tracts des Niveleurs) où ne sont même pas identifiés comme des textes constitutionnels les chartes gasconnes). Sur le fond de ces textes, on trouvera une réflexion théorique, portant sur la constitutionnalité du souverain ou sur celle des régimes politiques, ou encore sur les crises constitutionnelles. Sur leurs formes, très diverses, on trouvera aussi une approche mettant en relation les formes et les conditions sociales et politiques de production de ces textes. Enfin, peu de volumes peuvent prétendre rassembler à la fois des études synthétiques et des études de cas portant sur autant de périodes et de lieux différents.

 

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Cuivres, Bronzes et laitons médiévaux.

Cuivres, Bronzes et laitons médiévaux. Histoire, archéologie et archéométrie des productions en laiton, bronze et autres alliages à base de cuivre dans l’Europe médiévale (12e-16e siècles), Nicolas Thomas et Pete Dandridge (dir.) [Actes du colloque de Dinant et Namur, 15-17 mai 2014], Wallonie Patrimoine, AWaP, Études et Documents. Archéologie n° 39, 2018.

 

Cet ouvrage contient les actes d'un colloque international consacré aux productions médiévales en alliage à base de cuivre qui s'est tenu à Dinant et à Namur les 15, 16 et 17 mai 2014. Ces journées ont été organisées par le Service public de Wallonie (Belgique) et l'Institut national de recherches archéologiques préventives (France). Les actes rassemblent 34 contributions originales livrées par des spécialistes, archéologues, historiens, historiens de l'art ou encore métallurgistes et chimistes. Ils montrent la grande diversité des approches et des thèmes abordés au moyen de ce matériau très présent dans la culture matérielle. Au Bas Moyen Âge, le cuivre entre progressivement dans la fabrication de nombreux objets du quotidien, que ce soit pour la parure, sous forme de boucles de ceintures ou de petits éléments décoratifs du costume, ou encore dans la cuisine et les maisons quand il devient chaudron, aiguière, bassin ou puisette. À ces productions en série, souvent de masse, s'opposent des travaux réalisés sur commande pour l'aristocratie ou à des fins liturgiques. Le métal se décline alors sous l'aspect d'aquamaniles, de chandeliers d'autel, de lutrins… Le matériau est utilisé pour des œuvres monumentales comme des colonnes, des portes, des fonts baptismaux, des fontaines, des monuments funéraires ou encore des cloches. On trouve aussi le cuivre dans des contextes artisanaux, dans l'artillerie, les instruments de musique ou encore la monnaie. En explorant un vaste sujet par des angles variés, ce livre intéresse l'archéologie bien sûr, mais aussi l'histoire des techniques, l'histoire de l'art, l'histoire économique ou encore l'histoire sociale. Il s'adresse à un public averti, ou plus simplement curieux de l'histoire du Moyen Âge en Europe.

 

 

This volume contains the proceedings of the International Conference on Medieval Copper Alloys Production, held at Dinant and Namur on 15, 16 and 17 May 2014. The conference was organised by the Service public de Wallonie (Belgium) and the Institut national de recherches archéologiques préventives (France). The proceedings include 34 original contributions presented by archaeologists, historians, conservators, art historians, and other specialists, including metallurgists and chemists. Collectively, they show the great diversity of approaches being taken to elaborate the multiple themes associated with copper and its alloys in the material culture of medieval and post-medieval Europe. In the late Middle Ages, there was a gradual increase in the use of copper and its alloys for making everyday objects, whether for dress accessories, such as belt buckles or small decorative studs, or in kitchens and houses where the metal became a cauldron, ewer, basin, or lavabo. In contrast to these common objects fabricated in serial or mass production, were the exceptional, discrete objects satisfying the needs of the aristocracy and liturgy. Such made-to-order masterpieces might include aquamanilia, candelabra, or lecterns. Additionally, copper alloys were used for more colossal works of art such as columns, doors, baptisteries, fountains, funeral monuments and, of course, bells. Copper was equally sought in artisanal contexts, for artillery, for musical instruments, and for coinage. In exploring such a vast subject from multiple points of view, this volume will be of interest not only to archaeologist, but also to those involved in the history of techniques, art history, economic history, and social history. It is aimed both at an informed public and to those simply curious about the history of the Middle Ages in Europe.

Sommaire et introduction

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Communautés d’habitants au Moyen Âge

Joseph MORSEL, Communautés d’habitants au Moyen Âge (XIe-XVe siècles), Paris, éditions de la Sorbonne, coll. « Série du LAMOP », 2018

La formation des communautés d’habitants (sous une forme villageoise ou urbaine, groupée ou non) est un phénomène clé qui a touché l’ensemble de l’Occident latin à partir du XIe siècle. Son étude a connu une certaine vogue dans le dernier quart du XXe siècle, dans divers pays d’Europe, où l’on s’est toutefois appuyé sur des présupposés notionnels et méthodologiques très variables qui ont abouti à des résultats intéressants mais peu articulés. Le travail collectif mené dans le cadre du LaMOP (Paris 1) a visé à dépasser l’hétérogénéité des points de vue, à l’aide d’hypothèses de travail spécifiques. En particulier, il s’est agi de prendre au sérieux le fait social qu’est « l’habiter », impliquant entre autres que la cohésion des communautés reposait moins sur des rapports de parenté que sur l’idée d’appartenance commune à un lieu. Cet attachement se fondait quant à lui sur la définition d’un certain nombre de ressources réservées et liées à l’habitat lui-même, d’une part, et sur la définition de pôles d’attraction durable et eux aussi monopolistiques : les églises paroissiales et leur cimetière. Avec ces deux référents que sont l’habitat et la paroisse, le statut dépendant des tenanciers paysans passe à l’arrière-plan : les agriculteurs dépendants ne sont donc plus pensés par rapport à leurs seigneurs mais par rapport à leur lieu de résidence et de culte. Les dépendants sont ainsi transformés en habitants, et les communautés d’habitants peuvent donc être considérées comme des formes d’enchantement, de la domination sociale, contribuant ainsi à la reproduction à long terme du système seigneurial.

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Condamner à mort

Condamner à mort

Claude GAUVARD, Condamner à mort. Pratiques de la peine capitale en France XIIIe-XVe siècle, Paris, Presses universitaires de France, 2018.

« Digne de mourir, comme inutile au monde » : c'est en ces termes que les archives ont conservé la trace de la condamnation à mort d'un valet déclaré coupable de vol, à Paris, en 1391. Est-ce là une simple tournure de phrase destinée à la postérité, ou cette expression traduit-elle la réalité d'un jugement considérant l'« utilité au monde » comme un prérequis au droit de vivre ? Et ce « monde », est-il celui du roi, qui affirme ainsi son pouvoir sur ses sujets, ou celui d'une chrétienté qui ne considère plus que le criminel peut être racheté ?
Condamner à mort au Moyen Âge n'est pas un acte plus anodin qu'aujourd'hui. Il n'est pas non plus, semble-t-il, plus fréquent. Et si la condamnation est un outil d'affirmation du pouvoir royal, ce n'est pas par sa nature coercitive ou arbitraire, mais par l'encadrement des juges et la pratique de la grâce. C'est là l'autre pan d'un Moyen Âge rénové depuis plusieurs décennies que Claude Gauvard révèle, avec cette volonté d'approcher au plus près, par un examen minutieux et clairvoyant des sources, la cohérence d'une société médiévale qui nous est à la fois étrangère et pourtant fondatrice.
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Humanisme et politique en France à la fin du Moyen Âge

Humanisme et politique en France à la fin du Moyen Âge

Humanisme et politique en France à la fin du Moyen Âge. Mélanges en l’honneur de Nicole Pons, Carla BOZZOLO, Claude GAUVARD et HÉLÈNE MILLET éd., Paris, Éditions de la Sorbonne, 2018 (Histoire ancienne et médiévale – Collection du LaMOP).

Les quatorze communications réunies ici, auxquelles s'ajoutent les témoignages de ses collègues et amis du CNRS à Villejuif, rendent hommage à l'apport scientifique de Nicole Pons sur le sujet qui a été au centre de toute sa carrière : le premier humanisme français. Elles montrent comment son œuvre peut servir de modèle. La quête exigeante des manuscrits fait sortir de l’ombre des intellectuels liés par l’amitié et ouverts sur les auteurs italiens. Ces hommes, parfois illustres mais souvent anonymes, sont aussi des polémistes, qui ont mené de grands combats. Ils ne se sont pas contentés de vouloir résoudre le Grand Schisme ou de réformer le royaume en proie aux guerres civiles du temps de Charles VI. Ils se sont engagés de toute leur force contre les Anglais, pour rétablir l’Union avec les Grecs, pour asseoir le pouvoir légitime de Charles VII, qu’il s’agisse de sa filiation ou de ses droits… Par un jeu de miroir qui les renvoie aux auteurs antiques et surtout à Cicéron, ils croient à la vertu de leur plume pour dire le Vrai et pour changer le monde. C’est dire la belle continuité de leur mission que les terribles massacres de 1418 n’ont pas interrompue, et que ce colloque sait rendre en décrivant le foisonnement de leur pensée du début du XIVe à la fin du XVe siècle. Un style et une démarche qui n’étaient pas pour déplaire à Nicole Pons.
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Coopétition

Coopétition

Coopétition. Rivaliser, coopérer dans les sociétés du haut Moyen Âge (500-1100), Régine LE JAN, Geneviève BÜHRER-THIERRY, Stefano Gasparri éd., Turnhout, Brepols, 2018 (Haut Moyen Âge - HAMA 31).

Ce livre est centré sur la « coopétition », un concept qui désigne la capacité des acteurs à rivaliser et à coopérer simultanément. Ce livre est centré sur la « coopétition », un concept qui désigne la capacité des acteurs à rivaliser et à coopérer simultanément. Certes, les sociétés du premier Moyen Âge sont des sociétés conflictuelles, qui développent souvent des formes de compétition agressive, mais le désir de paix est universel et la compétition ne détermine pas seulement un gagnant et un perdant. Les acteurs ont aussi eu intérêt à collaborer avec leurs rivaux, dans la perspective d’un gain réciproque (gagnant-gagnant) ou d’un profit futur, y compris dans l’au-delà. Pour comprendre les stratégies, le jeu qui se joue derrière les interactions compétitives et les bénéfices attendus, ce livre prend donc en compte les jeux d’échelle, les relations entre le centre et la périphérie, entre l’ici-bas et l’au-delà, mais aussi la capacité des autorités à développer le consensus et à susciter la confiance sans laquelle on ne peut prendre le risque de coopérer avec un rival. Il embrasse les différents espaces et le temps long, en se focalisant sur des périodes caractérisées par une alternance d’instabilité et de stabilité sur le plan politique. Il éclaire ainsi d’un jour nouveau le jeu de la compétition dans les sociétés du premier Moyen Âge.
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La culture matérielle, un objet en question

La culture matérielle, un objet en question

La culture matérielle, un objet en question. Anthropologie, archéologie et histoire. Actes du colloque international de Caen (9 et 10 octobre 2015), Luc BOURGEOIS, Danièle ALEXANDRE-BIDON, Laurent FELLER, Perrine MANE, Catherine VERNA et Mickaël WILMART dir., Caen, Presses universitaires de Caen, 2018 (Publications du CRAHAM – Série antique et médiévale).

Depuis près d’un siècle, la notion de culture matérielle a été utilisée pour aborder la part matérielle des cultures dans des perspectives successives : émanant d’une lecture marxiste née vers 1920, elle participe de l’intérêt porté à la matérialité médiévale et aux techniques par les historiens et les archéologues dans les années 1950-1980. Depuis lors, elle se développe principalement dans le cadre de Material Culture Studies ancrées dans le post-modernisme. Si l’expression « culture matérielle » demeure couramment utilisée, elle semble s’être banalisée et il convient de s’interroger sur sa pertinence actuelle dans le champ des sciences humaines.
Principalement centrées sur la période médiévale, les contributions rassemblées dans ce volume font dialoguer archéologues, anthropologues, historiens et géographes pour dresser l’historiographie de la notion de culture matérielle à l’échelle européenne et proposer une série d’études de cas illustrant la « vie des objets » à partir de sources et de terrains variés.
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Entre idéel et matériel

Entre idéel et matériel

Entre idéel et matériel. Espace, territoire et légitimation du pouvoir (v. 1200-v. 1640) , Patrick BOUCHERON, Marco FOLIN et Jean-Philippe GENET éd., Paris, Éditions de la Sorbonne, 2018 (Histoire ancienne et médiévale).

L'espace est à la fois une réalité concrète, matérielle et mesurable, et une construction sociale et symbolique, ces deux aspects interagissant en permanence. L’Occident latin est certes en ce domaine l’héritier de Rome, mais les conceptions et les pratiques de l’espace ont été bouleversées par la chute de l’Empire et le développement de nouvelles structures politiques où les pouvoirs s’exercent sur les hommes plus que sur les territoires, une notion qui semble s’être temporairement effacée. Dans la perspective du programme SAS qui est celle d’une sémiologie de la naissance de l’état moderne, ce sont moins les signes dans l’espace que les signes de l’espace qui sont étudiés ici. On sait que l’espace est une production sociale et notre conception de l’espace comme surface homogène et mesurable n’est pas celle de la période médiévale et moderne, où l’on oscille sans cesse entre un espace polarisé autour des lieux de pouvoir et/ou des lieux sacrés et l’espace conçu comme territoire. Les communications sont regroupées en quatre thématiques : marqueurs symboliques de l’espace (palais communaux, espaces de pouvoirs, mausolées dynastiques), pouvoirs et symbolique de l’espace (identité civique des communes, contrôle de l’espace impérial, marquage de l’espace économique, retour du territoire), représentation symbolique de l’espace (cartes marines, portulans, vues figurées, usages de la géographie) et perception de la symbolique de l’espace (frontières, écrits administratifs, représentations de la cité).
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Produire un fait scientifique

Produire un fait scientifique

Julien DEMADE, Produire un fait scientifique. Beveridge et le comité international d'histoire des prix , Paris, Éditions de la Sorbonne, 2018 (Homme et société).

Ce livre est l'histoire d’une entreprise oubliée : le Comité international d’histoire des prix. Si l’objet est d’intérêt, c’est que les échecs tout autant que les réussites nous renseignent sur le fonctionnement social. C’est aussi que l’on retrouve, autour de cette enquête faillie, des noms eux fort célèbres, et que l’on ne s’attendrait pas à rencontrer dans ce contexte – de Beveridge à Kautsky, de Bloch à Malinowski. Mais c’est surtout que cet objet s’avère idéal pour dépasser les frontières qui séparent aussi bien les traditions scientifiques nationales que les disciplines – entre histoire et économie, entre sociologie des sciences et épistémologie ; et, ce faisant, cette étude permet d’aborder une question aussi vaste que s’est voulu restreint le propos initial. C’est en effet la production d’une classe particulière de faits, les faits considérés comme scientifiques, qu’il s’agit de comprendre, et ceci en tenant compte, parmi les forces à l’œuvre dans la détermination de cette production, des enjeux aussi bien épistémologiques que théoriques et institutionnels. Car, dans la transformation opérée d’un prix passé (tel qu’il apparaît dans les archives) en un prix historique considéré comme un fait scientifique, s’avèrent déterminantes des questions aussi diverses et cruciales que le statut respectif des sciences sociales et des sciences de la nature, le monétarisme, ou le passage du champ académique du savant humboldtien à l’ère de la big science. Questions qui, réciproquement, reçoivent de l’analyse de ce cas précis un éclairage dont l’intérêt tient au croisement de ces domaines le plus souvent considérés isolément, croisement que précisément permet ce cas d’espèce.
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Genèse des espaces politiques (IXe-XIIe siècle)

Genèse des espaces politiques (IXe-XIIe siècle)

Genèse des espaces politiques (IXe-XIIe siècle). Autour de la question spatiale dans les royaumes francs et post-carolingiens, Geneviève BÜHRER-THIERRY, Steffen PATZOLD et Jens SCHNEIDER éd., Turnhout, Brepols, 2018 Haut Moyen Âge (HAMA 28).

Une histoire comparée de la construction des territoires politiques en France et en Germanie aux IXe-XIIe siècles. Depuis le XIXe siècle, les historiens français et allemands racontent une histoire fondamentalement différente de la transition entre le monde carolingien et les Xe-XIIe siècles : pour les premiers, l’apparition de principautés « territoriales » dans le monde post-carolingien est avant toute chose le signe de la désagrégation des institutions carolingiennes et représente une mutation fondamentale dans l’organisation des pouvoirs. Pour les seconds, il n’y a pas de véritable solution de continuité dans un système où le pouvoir a toujours reposé non sur la domination d’un territoire mais sur l’importance des liens interpersonnels entre le roi et l’aristocratie, et cela dès l’époque carolingienne. Le but de cet ouvrage est de montrer comment l’importance dévolue au caractère territorial du pouvoir – largement remis en question par la recherche actuelle – a influé sur la manière dont on raconte l’histoire de l’empire carolingien et des royaumes post-carolingiens à l’Est et à l’Ouest du Rhin, grâce à plusieurs mises au point historiographiques et à de nombreuses études de cas.
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De l’(id)entité textuelle au cours du Moyen Âge tardif - XIIIe-XVe siècle

De l’(id)entité textuelle au cours du Moyen Âge tardif - XIIIe-XVe siècle

De l’(id)entité textuelle au cours du Moyen Âge tardif - XIIIe-XVe siècle , Barbara FLEITH, Réjane GAY-CANTON, Géraldine VEYSSEYRE dir., Audrey SULPICE-PICARD et Aude MAIREY collab., Paris, Classiques Garnier, 2018 (Rencontres, - Civilisation médiévale, 304).

L’ouvrage interroge la perception usuelle de la littérature médiévale comme un ensemble d’entités textuelles singulières. Il sonde notamment le cas de textes largement diffusés, dont la tradition manuscrite témoigne de transformations notables confinant à la création d’œuvres nouvelles.
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