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Accueil du site > Équipes de recherche > Economie et Société médiévale > Circulation des richesses > CIRCULATION DES RICHESSES

CIRCULATION DES RICHESSES

La méthode de travail utilisée pour aborder ce thème consiste à dégager des thématiques particulières ou sous-thèmes qui permettent d’aborder la question sous différentes facettes. La question de fond que l’on entend traiter est celle du fonctionnement concret de l’échange marchand dans les sociétés médiévales. En conséquence, tous les problèmes posés se rapportent à la question de la mesure de la valeur et des procédures mobilisées pour l’effectuer. C’est pourquoi le thème de la conversion des redevances, qui implique un retour sur des faits économiques au demeurant mal établis et sur l’analyse des actions concrètes effectivement réalisées, doit être poursuivi et approfondi. Cette proposition a obtenu un financement ÉGIDE pour la période 2008-2009 afin de faciliter l’instauration d’une collaboration plus suivie avec le CSIC de Madrid et l’équipe animée par Ana Rodriguez. Deux thématiques ont été retenues, dans l’optique de ce qui vient d’être dit.

- De la conversion des objets

La première thématique a trait au réemploi considéré comme un changement de statut des objets, passant par une forme particulière de conversion. Le projet est une réflexion sur les catégories de classement des objets. Les transactions portant sur les objets ont parfois pour conséquence de modifier la catégorie à l’intérieur de laquelle les choses sont placées. Des biens d’usage peuvent ainsi devenir des biens précieux voire des biens sacrés sans que, matériellement, leur apparence ait été altérée. C’est ce qui se produit par exemple lorsque des donations de terres ou d’objets mobiliers sont effectuées au profit d’églises ou de monastères. C’est encore ce qui se produit lorsque des objets comme des tables d’autel sont récupérées pour la construction de mosquées en Espagne au VIIIe siècle. La journée d’études des 7-8 novembre 2008 (Circulation et remploi des objets, Madrid, Centro de Ciencias Humanas y Sociales, CSIC, L. Feller et A. Rodriguez dir.) a donc porté sur la question de la catégorisation des objets et sur les passages d’une catégorie à l’autre : à travers quelles procédures légales (achats, donations, ventes, échanges) et quels rites un objet est-il transformé pour être détourné de son usage primitif ? Quelles significations d’autre part attribuer à ces changements de destination ?

-
- Expertise et valeur des choses au Moyen Âge (Xe-XVe siècle)
Années : 2010-2012

Programme international financé par le CNRS, en collaboration avec le CSIC/CCHS, le FRAMESPA et la Casa de Velasquez.

Le groupe de chercheurs travaillant sur les questions d’histoire économique et sociale a décidé depuis 2005, d’aborder des questions liées à la définition de la richesse au Moyen Âge. Le thème de l’expertise, dans sa définition comme dans ses pratiques, est apparu comme essentiel et comme pouvant faire l’objet d’une réflexion collective de grande ampleur, destinée à s’inscrire à l’intérieur du programme sur la circulation des richesses. Un PICS (programme international de coopération scientifique) a été obtenu pour cette opération.

L’expertise est l’un des moyens de mesurer la valeur des choses : encore faut-il s’entendre très précisément sur le type particulier d’intermédiation qu’est l’expertise. Le mot a en effet de fortes connotations juridiques et ne saurait se ramener à une simple pratique sans véritable définition. La maîtrise d’une technique ne vaut pas expertise : on n’est expert que dans des circonstances et des situations données qui impliquent une forme de reconnaissance et entraînent la constitution d’une autorité. En même temps, l’expert est une figure de l’autorité, en ceci qu’il détient à la fois une réputation et des connaissances, c’est-à-dire une compétence.
C’est du rapport entre savoir et autorité, pratiques empiriques et connaissances théoriques, que nous désirons nous interroger dans le cadre d’une réflexion collective menée au sein du Lamop sur la valeur des choses au Moyen Âge. La possibilité d’étendre la réflexion à d’autres institutions et de construire une réflexion collective sur ce thème nous apparaît comme tout à fait opportune et importante.
L’expert intervient avec un savoir et une autorité particuliers à certains moments du processus de production et dans certaines circonstances liées au fonctionnement du marché. Il le fait selon un certain mode opératoire. Enfin, il laisse une trace écrite de son travail d’expertise. Trois directions de réflexion ont, pour l’instant, été retenues : le besoin d’expertise, les pratiques d’expert et l’inscription de l’expertise.

On a donc prévu d’organiser trois ateliers répartis sur les 3 années du programme en fonction de trois axes de recherches et de réflexion :
- Le besoin d’expertise, les les 14 et 15 octobre 2010 à Toulouse ;
- Maîtrise, contrôle et expertise ;
- L’inscription de l’expertise.