X
Bientôt fans, merci !
Pourquoi pas vous ?
Facebook J'aime Paris 1

LaMOP » Réseaux et communautés

 

La compétition dans les sociétés occidentales du haut Moyen Âge (Ve-XIIe siècle)

 

Porteurs: Régine Le Jan et Geneviève Bührer-Thierry

Participants du Lamop Laurent Jégou et Thomas Lienhard

Autres participants François Bougard (Paris-Ouest/IRHT), Cristina La Rocca (Padoue), Stefano Gasparri (Venise), Vito Loré (Roma3), Stéphane Gioanni(Lyon II), Steffen Patzold (Tübingen), Charles West (Sheffield), Philippe Depreux (Hambourg), Charles Mériaux (Lille II), Sylvie Joye (Reims), Alban Gautier (ULCO) et Chris Loveluck (Nottingham).

Institutions partenairesParis-Ouest, Paris Est, Padoue, Venise, Ecole française de Rome, Roma3, Vérone, Tübingen, Hambourg, Lille3, Reims, IUF.

 

Argumentaire: Ce programme, lancé en 2009, se terminera en 2019. Il a réuni des chercheurs européens, ayant pour la plupart déjà travaillé ensemble, et des doctorants. Il a été soutenu et financé par le LaMOP, l’École française de Rome, l’IUF/Universités de Lille3 et de Reims, les universités de Paris Ouest Nanterre-la-Défense, Limoges, Paris Est-Marne-La-Vallée, Hambourg, Padoue, Cà Foscari de Venise, Vérone et Rome3. Il a bénéficié du programme ALLIANCE entre l’Université Paris1 et Columbia University à New York.

Dans la continuité des programmes précédents (Transferts patrimoniaux et Élites), il s’agissait d’analyser les modalités de la compétition et d’en préciser le caractère plus ou moins agonistique, en étudiant les pratiques sociales développées par les élites du haut Moyen Âge pour s’élever dans la hiérarchie et faire reconnaître leurs positions. Le but était de sortir de l’étude sur les conflits, abondamment étudiés depuis plusieurs décennies, pour mettre l’accent sur l’échange compétitif. À partir des définitions étymologiques et sociologiques, l’enquête devait porter sur les acteurs, les enjeux, les moyens, les formes de la compétition et ses résultats en termes de capital social, de positions dans la hiérarchie, de médiation. On s’est donc intéressé à tous les éléments qui entrent dans la compétition, aux liens d’amitié/inimitié qui structurent les groupes en compétition, ainsi qu’aux rituels. Par ailleurs, l’accent est mis sur l’interférence possible entre crises, renforcement de la compétition et instabilité sociale.

Deux rencontres préliminaires (2009 et 2010) ont été nécessaires pour vaincre les difficultés dues aux différences de vocabulaire et d’approche entre les diverses historiographies et pour préciser le sujet. Ensuite, une première rencontre, à Francfort en 2011, a porté sur les jeux et les sports (Agôn. La compétition, Ve-XIIe siècle, F. Bougard, R. Le Jan, T. Lienhard (dir), Turnhout, 2012, HAMA 17)). L’attention a ensuite été portée sur le sacré, à Limoges en 2012, (Compétition et sacré au haut Moyen Âge : entre médiation et exclusion, Ph. Depreux, F. Bougard, R. Le Jan (dir), Turnhout, 2015, HAMA 21)) et sur les ressources, à Rome en 2013, (Acquérir, prélever, contrôler. Les ressources en compétition (400-1100), V. Lorè, G. Bührer-Thierry, R. Le Jan (dir), Turnhout, 2017 (HAMA 25)). Entretemps s’était imposée l’idée qu’une approche par le genre était nécessaire (Genre et compétition dans les sociétés du haut Moyen Âge, S. Joye, R. Le Jan (dir.), Turnhout, à paraître 2018.

La réflexion a considérablement progressé au cours de ces rencontres, mettant en avant la complexité des phénomènes et les jeux d’échelle emboités. Les rencontres doctorales franco-américaines de 2011-2012 ont fait émerger le concept de coopétition, qui s’est révélé fondamental : la capacité des groupes en compétition à coopérer en même temps qu’ils rivalisent, si la confiance est suffisance.

La rencontre de Venise (mars 2015) a donc porté sur ce thème – Rivaliser, coopérer : vivre en compétition dans les sociétés du haut Moyen Âge – qui a montré comment la fides (foi, fidélité et confiance en un seul mot), véritable lubrifiant de la société, a permis, à certains moments, dans certaines circonstances et dans certains lieux, que les élites coopèrent tout en rivalisant. Elle sera publiée en 2018, tandis que programme s’orientera vers des analyses régionales en 2019 et 2020.