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A paru en librairie en 2015

Classer, dire, compter

Classer, dire, compter

Classer, dire, compter. Discipline du chiffre et fabrique d’une norme comptable à la fin du Moyen Âge, O. MATTÉONI et P. BECK dir., Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France / IGPDE, 2015.

 

L’importance des archives comptables médiévales n’est plus à démontrer. Elles ont nourri nombre d’études d’histoire sociale, économique ou institutionnelle. En revanche, l’élaboration des comptes en tant que documents n’a pas donné lieu à une enquête d’ensemble. L’ambition de ce livre, qui rassemble les actes du colloque qui s’est tenu aux Archives nationales et à la Cour des comptes les 10 et 11 octobre 2012 et qui clôturait un cycle de recherche de plusieurs années, était de faire le point sur la question de la fabrique de la norme comptable à la fin du Moyen Âge. Plus précisément, en s’attachant à l’analyse des supports, du format, de l’organisation des comptes, et, au sein de ces derniers, de l’articulation des parties du discours entre elles, ou encore aux savoir-faire mathématiques des agents teneurs de comptes, le livre entend proposer une réflexion sur les enjeux de l’usage de l’écrit comptable par les institutions médiévales, tant laïques qu’ecclésiastiques, à l’échelle européenne.
À partir de cette variété institutionnelle, plusieurs questions irriguent les contributions ici rassemblées. Y a-t-il des normes communes pour tenir les comptes ? Sont-elles partout appliquées ? Comment évoluent-elles et comment en contrôle-t-on l’application ? Quelles sont les manières d’identifier, de classer et de compter qui sont utilisées pour gérer le temps, les biens, les personnes ? Organisé en trois grandes parties, qui s’intéressent successivement aux formes et à l’ordonnancement des comptabilités, aux savoirs comptables, à l’ordre du discours, et que prolonge une comparaison avec d’autres périodes et d’autres espaces, le livre se clôt sur la réflexion de praticiens qui replacent la question de la normalisation comptable dans la longue durée, jusqu’à aujourd’hui. Par ses apports et les différents points de vue qu’il croise, cet ouvrage permet de mieux comprendre les transformations cognitives et matérielles qui ont façonné les pratiques de gestion, d’administration et, au-delà, de gouvernement, à la fin du Moyen Âge.
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Ecriture de l'histoire au Moyen Âge

L’Écriture de l’histoire au Moyen Âge

L’Écriture de l’histoire au Moyen Âge - Contraintes génériques, contraintes documentaires, É. ANHEIM, P. CHASTANG, F. MORA-LEBRUN et A. ROCHEBOUET dir., Paris, Classiques Garnier, 2015.

 

Dans une perspective interdisciplinaire, ce livre interroge la pratique de l’écriture de l’histoire au Moyen Âge entre les contraintes génériques imposées par le travail d’écriture et de réécriture et le recours à des réalités documentaires, indispensables à la dimension référentielle du discours.
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La vérité

La vérité

La vérité. Vérité et crédibilité : construire la vérité dans le système de communication de l’Occident (XIIIe-XVIIe siècle), J.-P. GENET éd., Paris, Publications de la Sorbonne, 2015 (Histoire ancienne et médiévale, 128).

 

Signs and States, programme financé par l’ERC (European Research Council), a pour but d’explorer la sémiologie de l’État du XIIIe siècle au milieu du XVIIe siècle. Textes, performances, images, liturgies, sons et musiques, architectures, structures spatiales, tout ce qui contribue à la communication des sociétés politiques, tout ce qu’exprime l’idéel des individus et leur imaginaire, est ici passé au crible dans trois séries de rencontres dont les actes ont été rassemblés dans une collection, « Le pouvoir symbolique en Occident (1300-1640) ».
Ces volumes, adoptant une perspective pluridisciplinaire et comparative dans une visée de long terme, combinent études de cas, analyses conceptuelles et réflexions plus théoriques. Et les réponses à ce questionnaire, issu d’une réflexion sur une histoire culturelle poursuivie sur plus de cinq siècles, remettent en cause une histoire de l’Occident latin où l’on opposerait Église et État : la mutation culturelle engendrée par la réforme grégorienne qui, tout en assurant d’abord le triomphe de la papauté, a donné à l’État moderne les moyens d’assurer sa propre légitimité en créant les conditions d’une révolution du système de communication. Elle engendre un partage du pouvoir symbolique et des processus de légitimation avec l’État : la capacité de ce dernier à se légitimer par le consentement de la société politique en dehors de la contingence religieuse est une spécificité de l’Occident latin, clé de l’essor des États modernes européens.
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Exclure de la communauté chrétienne

Exclure de la communauté chrétienne

Exclure de la communauté chrétienne. Sens et pratiques sociales de l’anathème et de l’excommunication (IVe-XIIe s.), G. BÜHRER-THIERRY et S. GIOANNI éd., Turnhout, Brepols, 2015 (HAMA, 23).

 

Une étude sur le sens et les pratiques sociales de l’excommunication aux premiers siècles du Moyen Âge (IVe-XIIe s.). L’excommunication et l’anathème, « condamnation à la mort éternelle », théoriquement plus grave mais en réalité devenu rapidement synonyme, sont attestés dès les débuts du christianisme et suivent d’abord une évolution parallèle à celle de la pénitence : ils deviennent progressivement de moins en moins publics et de plus en plus renouvelables, devenant par là-même des instruments privilégiés du contrôle social par la pression exercée sur l’individu retranché de la communauté chrétienne.
Cet ouvrage s’interroge à la fois sur la législation ecclésiastique dans la longue durée – pour quelle faute encourt-on l’excommunication entre le IVe et le Xe siècle ? – et sur la pertinence de son application suivant les différents espaces, afin d’évaluer les modalités de la mise en place de cette norme canonique. Il permet de comprendre comment l’excommunication sert à définir et à délimiter les communautés et il étudie les formules et les rituels mis en œuvre.
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Médiéval et militant

Médiéval et militant

Médiéval et militant. Penser le contemporain à travers le Moyen Âge, Tommaso di Carpegna Falconieri, B. GRÉVIN éd., Paris, Publications de la Sorbonne, 2015 (Histoire ancienne et médiévale).

 

Avec Médiéval et militant. Penser le contemporain à travers le Moyen Âge, c’est à une réflexion d’ampleur sur le phénomène du médiévalisme que Tommaso di Carpegna Falconieri nous convie. Frère siamois de l’histoire médiévale, né comme elle du romantisme et de l’ère des nationalismes au XIXe siècle, le médiévalisme, que l’on pourrait définir comme la projection dans le présent d’un ou plusieurs Moyen Âges idéalisés, a subi une éclipse toute relative dans l’après-guerre avant de revenir hanter les consciences européennes avec toujours plus de force depuis la chute de l’Union soviétique. Que veut dire la floraison des références au Moyen Âge, depuis les milliers de fêtes médiévales qui parcourent l’Europe jusqu’aux utilisations politiques de tout genre, en passant par l’invention de cultures néo-médiévales qui envahissent aujourd’hui bibliothèques, cinémas et ordinateurs ? Quel rapport ce médiévalisme entretient-il avec l’histoire scientifique médiévale ? Quels sont les liens entre cette invocation permanente, qui tient tantôt du mythe, tantôt de la boîte à outils conceptuelle, et les redéfinitions en cours de la société européenne et occidentale ? C’est cet ensemble de questions, et bien d’autres qu’interroge cet essai qui plonge dans l’histoire du XIXe et du XXe siècle pour éclairer le présent et le futur du médiévalisme.
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Dictamen dans tous ses états

Le dictamen dans tous ses états

Le dictamen dans tous ses états. Perspectives de recherche sur la théorie et la pratique de l’ars dictaminis (XIe-XVe siècles), Actes du colloque international de Paris, 5-6 juillet 2012, B. GRÉVIN et A.-M. TURCAN-VERKERK dir., Turnhout, Brepols, 2015.

 

Technique de communication par excellence des cultures médiévales, l’ars dictaminis est bien plus qu’un « art d’écrire des lettres » : une véritable idéologie rhétorique, aux innombrables débouchés encore trop méconnus. L’ars dictaminis, ensemble de techniques de rédaction latines créées entre 1070 et 1250 pour répondre aux nouveaux besoins de la société médiévale, jouit depuis deux décennies d’un regain d’attention notable. Art rhétorique cultivé par les différentes autorités ecclésiastiques et laïques durant la plus grande partie du bas Moyen Âge, l’ars a profité de l’intérêt accru pour l’histoire des techniques de communication. Peut-on dire pour autant que l’étude de ce courant central de l’écriture médiolatine est réellement sortie d’un enclavement séculaire ? Non.
Dans une volonté de décentrer l’étude de l’ars dictaminis de l’approche strictement théorique pour affronter l’ensemble des problèmes que ce champ d’étude pose à l’histoire médiévale, le colloque a affronté collectivement l’ensemble des questions posées par l’ars dictandi, en tentant à la fois de faire le bilan des avancées effectuées ces dernières décennies, et de préciser les perspectives de recherche.
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Campesinos y señores, en la edad media

Campesinos y señores, en la edad media

L. FELLER, Campesinos y señores en la edad media. Siglos VIII-XV, Valence, Publications de l’Université de Valence, 2015.

 

Este libro aborda las relaciones entre los dueños de la tierra y los productores desde la época carolingia hasta los grandes levantamientos campesinos de los siglos XIV y XV. El crecimiento de la riqueza se basa en parte en la construcción de estructuras originales de organización resumidas en el término « régimen señorial ». Estas estructuras no impedían a la sociedad campesina desarrollarse y enriquecerse de forma lenta pero real. Sin embargo, a partir del siglo XIII las tensiones aumentan y los señores experimentan un descenso importante de sus ingresos, lo cual constituye uno de los elementos esenciales de la crisis de los siglos XIV y XV. Examinado los estatus de los hombres, la organización del trabajo y las jerarquías sociales, se pretende mostrar tanto la historia de este crecimiento generalizado, como la crisis que cierra la Edad Media occidental.
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Georges Duby : portrait de l’historien

Georges Duby : portrait de l’historien

Georges Duby : portrait de l’historien en ses archives : colloque de la Fondation des Treilles, P. BOUCHERON et J. DALARUN dir., Paris, Gallimard, 2015.

 

Lorsqu’il s’agit de dresser leur autoportrait, les historiens se plaisent souvent à se camper face aux archives qu’ils compulsent et font parler. Ce livre se risque à retourner le miroir, en proposant le portrait d’un historien en ses archives, celles qu’il a consultées, mais celles aussi qu’il a constituées. Georges Duby fut l’historien scrupuleux et inspiré de la société féodale, mais il fut également l’archiviste méthodique de lui-même. C’est à explorer le « fonds Duby » déposé pour l’essentiel à l’Imec que cette enquête collective est consacrée.
Les historiens rassemblés par Patrick Boucheron et Jacques Dalarun, grâce au soutien de la Fondation des Treilles, entreprennent de saisir Georges Duby à travers les visages de papier que constituent ses archives de travail. Ce faisant, ils invitent le lecteur à entrer dans la fabrique de l’œuvre. Ce n’est pas seulement la carrière du grand médiéviste qui est ici revisitée, mais les pratiques et les procédures qui permettent le travail de l’histoire : fiches de cours, notes, correspondances, transcriptions de séminaires, brouillons et manuscrits. Voilà pourquoi ce livre ambitionne, à sa manière, d’illustrer une histoire matérielle du travail intellectuel.
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Georges Duby - Mes ego-histoires

Georges Duby - Mes ego-histoires

Georges DUBY, Mes ego-histoires, P. BOUCHERON et J. DALARUN éd., Paris, Gallimard, 2015.

 

« En 1987, Georges Duby participait, à côté de six autres historiens connus, à une entreprise expérimentale que je leur avais proposée. Elle consistait à savoir si, comment, à quelles conditions, sous quelles formes, un historien pouvait faire sa propre histoire. Des essais d’« ego-histoire » appelés à devenir un véritable genre. Dans leur exploration des archives du fonds Duby, Patrick Boucheron et Jacques Dalarun ont découvert une première version à laquelle Georges Duby avait renoncé. Pas de différences radicales entre les deux versions, pas de révélations effacées. Mais l’historien avait commencé à se raconter à la troisième personne ; et cette différence de procédure engageait un tout autre rapport à l’écriture de soi et à la mémoire.
À l’heure où Georges Duby doit sa statue posthume à son style d’écrivain autant qu’à son apport scientifique à l’histoire de la féodalité, cette première tentative d’ego-histoire, rapprochée de celle qu’il avait choisi de publier, exprime sans doute sa première tentation littéraire. À ce titre, elle a paru mériter d’être ici exhumée. » Pierre Nora.
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Faire jeunesses, rendre justice

Faire jeunesses, rendre justice

Faire jeunesses, rendre justice. À Claude Gauvard, A. DESTEMBERG, Y. POTIN, E. ROSENBLIEH éd., Paris, Publications de la Sorbonne, 2015 (Histoire ancienne et médiévale).

 

Les contributions ici réunies en hommage à Claude Gauvard viennent compléter un triptyque éditorial, initié en 2010 : après Un Moyen Âge pour aujourd’hui et Violences souveraines (PUF, 2010), le bouquet d’études rassemblées témoigne de la dette contractée d’une ultime génération de doctorants, tous devenus depuis docteurs en titre. Il s’agit ici d’un acte collectif visant à rendre justice à l’incroyable capacité que Claude Gauvard de « faire jeunesses » du savoir dispensé, à travers l’enseignement et l’encadrement de travaux de recherches de longue durée. Ainsi pourrait-on qualifier un legs intellectuel inestimable : agir pour les autres et leur donner ce qui est inaliénable, soit la passion du savoir et, en l’occurrence, le désir de comprendre la société médiévale dans la profondeur de sa complexité, de ses ambitions morales comme de son rêve de totalité.
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La légitimité implicite I et II

La légitimité implicite I et II

La légitimité implicite I et II, J.-P. GENET éd., Paris, Publications de la Sorbonne, 2015.

 

Signs and States, programme financé par l’ERC (European Research Council), a pour but d’explorer la sémiologie de l’État du XIIIe siècle au milieu du XVIIe siècle. Textes, performances, images, liturgies, sons et musiques, architectures, structures spatiales, tout ce qui contribue à la communication des sociétés politiques, tout ce qu’exprime l’idéel des individus et leur imaginaire, est ici passé au crible dans trois séries de rencontres dont les actes ont été rassemblés dans une collection, Le pouvoir symbolique en Occident (1300-1640).
Ces volumes, adoptant une perspective pluridisciplinaire et comparative dans une visée de long terme, combinent études de cas, analyses conceptuelles et réflexions plus théoriques. Et les réponses à ce questionnaire, issu d’une réflexion sur une histoire culturelle poursuivie sur plus de cinq siècles, remettent en cause une histoire de l’Occident latin où l’on opposerait Église et État : la mutation culturelle engendrée par la réforme grégorienne qui, tout en assurant d’abord le triomphe de la papauté, a donné à l’État moderne les moyens d’assurer sa propre légitimité en créant les conditions d’une révolution du système de communication. Elle engendre un partage du pouvoir symbolique et des processus de légitimation avec l’État : la capacité de ce dernier à se légitimer par le consentement de la société politique en dehors de la contingence religieuse est une spéci cité de l’Occident latin, clé de l’essor des États modernes européens.
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Autour de Lanfranc (1010-2010)

Autour de Lanfranc (1010-2010)

Autour de Lanfranc (1010-2010). Réforme et réformateurs dans l’Europe du Nord-Ouest (XIe-XIIe siècles), J. BARROW, F. DELIVRÉ et V. GAZEAU éd., Caen, Presses universitaires de Caen, 2015

 

Le colloque a saisi l’opportunité de la célébration du millénaire de la naissance de Lanfranc (1010-1089), grand prélat réformateur originaire d’Italie du Nord, prieur du Bec et abbé de Saint-Étienne de Caen, en Normandie, puis archevêque de Cantorbéry, en Angleterre, pour mener à bien une réflexion d’histoire comparée sur la réforme ecclésiastique dans l’Europe du Nord-Ouest aux XIe et XIIe siècles. Centré sur le monde anglo-normand – l’horizon de Lanfranc – tout en s’ouvrant à d’autres espaces, comme la Scandinavie et la Russie, la rencontre a éclairé la notion discutée de « réforme », dans ses conceptions, ses usages, sa diffusion, sa réception et ses particularismes locaux.
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Enfermements II : Règles et dérèglements en milieu clos (IVe-XIXe siècle)

Enfermements II

Enfermements II : Règles et dérèglements en milieu clos (IVe-XIXe siècle), J. CLAUSTRE, É. LUSSET, I. HEULLANT-DONAT et F. BRETSCHNEIDER dir., Paris, Publications de la Sorbonne, 2015.

 

D’évidence, il n’y a pas d’enfermement sans règle. L’un des traits communs aux mondes clos est que ceux qui y vivent doivent obéir à des normes fortes, qu’il s’agisse de la règle monastique, de la règle hospitalière ou du règlement de prison. Reprenant l’étude comparée des enfermements religieux et carcéraux esquissée par les sciences sociales dans les années 1960 et 1970, le présent ouvrage, qui fait suite au volume Enfermement. Le cloître et la prison (VIe-XVIIIe siècle). publié en 2011, explore la place que prennent les règlements et les normes dans les cloîtres comme dans les prisons. Par une méthode comparée systématique, il montre toutes les nuances de cette histoire sur la longue durée, entre IVe et XIXe siècles, et dans toute l’Europe, des Iles Britanniques à la péninsule ibérique. À cet effet, il interroge la nature de la règle et historicise sa mise en texte, avant de comparer les modes de production de l’obéissance et les dérèglements qui surgissent dans les milieux clos. L’un des enjeux de cette étude comparée des règles et dérèglements en milieux clos est de comprendre et de réévaluer le rôle que la discipline régulière religieuse a pu jouer dans la mise en place des systèmes carcéraux occidentaux.
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Tourner autour du pot...

Tourner autour du pot...

Tourner autour du pot… Les ateliers de potiers médiévaux du Ve au XIIe siècle dans l’espace européen, F. THUILLIER et E. LOUIS éd., Turnhout, Brepols, 2015 (Publications du Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Médiévales (CRAHM)).

 

Aboutissement d’un important colloque international tenu à Douai (Nord, France) en octobre 2010, cet ouvrage est entièrement dédié à l’artisanat céramique du Ve au XIIe siècle dans l’espace européen. Il s’agissait alors de la première réunion de cette ampleur consacrée à l’étude des ateliers de potiers en France et en Europe pour une période cruciale, celle d’un premier Moyen Âge qui voit, selon les lieux, l’effacement progressif ou brutal des systèmes de productions antiques et l’émergence plus ou moins rapide du vaisselier du Moyen Âge central et tardif, largement adapté à l’usage de la glaçure. Une partie substantielle de cet ouvrage est réservée à la présentation de sites de production sur le territoire français, dont beaucoup étaient jusque-là totalement ou partiellement inédits. Ils sont illustrés au travers de nombreuses monographies d’ateliers de potiers, de synthèses locales et régionales et, en annexe, d’un corpus exhaustif des sites. De larges aperçus à l’échelle européenne (Europe du Nord-Ouest et centrale, Balkans, Méditerranée) témoignent de la variété des productions et des techniques. Par ailleurs, des approches méthodologiques, typologiques et expérimentales permettent une meilleure appréhension des savoir-faire potiers. Enfin, deux introductions, l’une historique, l’autre archéologique, et une conclusion très étoffée mettent en contexte et en perspective l’ensemble de ces travaux, autorisant, pour la première fois à cette échelle, une approche globale de la recherche vouée à l’artisanat céramique du haut Moyen Âge sur plus d’un demi-millénaire. La présente publication vient indéniablement combler un grand vide et constitue un ouvrage de référence.
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La fin du Moyen Âge

La fin du Moyen Âge

Julie CLAUSTRE, La fin du Moyen Âge, 1180-1515,, Paris, Hachette Education, 2015 (Carré Histoire).

 

De Philippe Auguste à Louis XII, trois siècles modifient la physionomie de la France. Cette fin du Moyen Âge (1180-1515) apparaît donc pour le royaume comme un second Moyen Âge.
L’ouvrage aborde aussi bien les transformations de l’exercice du pouvoir que l’évolution économique et sociale et les changements dévotionnels qui caractérisent le second Moyen Âge en France. Sans négliger aucun des thèmes dont l’étude a été renouvelée par la recherche la plus récente, il adopte une présentation chronologique qui rend sa lecture aisée.
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L’Europe seigneuriale, 888-1215

L’Europe seigneuriale, 888-1215

Laurent JÉGOU et Didier PANFILI, L’Europe seigneuriale, 888-1215, Paris, Armand Colin, collection Cursus, 2015.

 

En 888, à la mort de Charles le Gros, l’empire carolingien se désagrège. Au cours des trois siècles suivants, l’histoire de l’Europe se fait à d’autres échelles : celle du royaume, de la principauté territoriale, de la châtellenie ou de la commune. Cette mosaïque politique participe d’une recomposition des pouvoirs mais ne signifie pas pour autant un affaiblissement des monarchies, ni un temps de crise. Les dynasties ottonienne et salienne en Germanie, capétienne en France, plantagenêt en Angleterre assurent le rayonnement de leur royaume et bénéficient d’un dynamisme économique sans précédent.
La période est celle de la naissance de l’université, de l’essor de l’art roman et gothique, du développement d’un commerce à l’échelle internationale, comme de l’extension du christianisme au nord et à l’est, de la reconquête des terres sous domination musulmane au sud et de l’organisation d’expéditions en Terre sainte.
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Les âges de Britannia

Les âges de Britannia

Les âges de Britannia. Repenser l’histoire des mondes britanniques (Moyen Âge-XXIe siècle), J.-F. DUNYACH et A. MAIREY dir., Rennes, PUR, 2015.

 

Les Tudors, toujours médiévaux ? Le Long Eighteenth-Century, toujours aussi long ? Cet ouvrage interroge la pertinence des périodes historiques appliquées à l’histoire britannique ainsi que les enjeux des re-périodisations contemporaines portant sur l’histoire de l’environnement, l’histoire impériale ou encore la global history.
Avec le soutien du CNRS-GDR 3434 « Mondes britanniques ».
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Inventorier et décrire les constructions de l’eau

Inventorier et décrire les constructions de l’eau

Inventorier et décrire les constructions de l’eau. Le vocabulaire des ports en milieu fluvial et estuarien, V. SERNA, Paris, Mission de l’inventaire général du patrimoine culturel - Ministère de la culture et de la communication, 2015.

 

La mission de l’Inventaire général du patrimoine culturel, au sein du ministère de la culture et de la communication s’interroge sur les termes permettant la description puis la mise en œuvre de vocabulaire méthodique et technique, des sites patrimoniaux que sont les ports en milieu fluvial et esturien. Cet ouvrage rassemble les Actes de la journée d’étude qui s’est tenue le 10 décembre 2013 à Paris, en collaboration avec deux instances universitaires (LaMOP et LaScArBx - ANR-10-LABX-52) et en propose la restitution. Dix articles ayant pour territoire le Rhône, la Somme, la Canche, la Loire, la Dordogne, Saint-Laurent-du-Maroni, et les estuaires de la Seine, Gironde et Loire rendent compte de la densité des termes utilisés par les chercheurs dans les différents champs scientifiques (archéologie, Inventaire, histoire).
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Les historiens en mouvement

Les historiens en mouvement

Les historiens en mouvement, P. CAUCHY, C. GAUVARD, B. LEGRAS et J.-F. SIRINELLI dir., Paris, Presses universitaires de France, 2015 (Comité français des Sciences historiques).

 

Faisant suite aux Historiens français à l’œuvre (Puf, 2010), consacré à une analyse rétrospective de la production scientifique de l’école historique française durant les quinze dernières années, ce nouveau recueil se veut résolument prospectif. Il s’agit en effet de présenter quelques-uns des domaines actuellement explorés par cette école historique.
Pour replacer de tels domaines dans leur contexte historiographique contemporain, la première partie du livre est consacrée à la mutation considérable que représentent, pour le métier d’historien, les processus de mondialisation actuellement à l’œuvre. Pour la production scientifique comme pour l’échange intellectuel, de tels processus ont d’indéniables et profondes conséquences. Bien plus, ce sont les objets mêmes de la discipline historique qui se trouvent « impactés » par cette mondialisation, le développement actuel autour de thèmes relevant, par exemple, de l’histoire dite « connectée » en étant un indice frappant.
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Le Schisme et la pourpre

Le Schisme et la pourpre

H. MILLET et M. MAILLARD-LUYPAERT, Le Schisme et la pourpre. Le cardinal Pierre d’Ailly, homme de science et de foi, Paris, Éditions du Cerf, 2015.

 

Astrologue, conseiller du roi de France Charles VI, cardinal, intermédiaire entre les papes de Rome et d’Avignon, évêque de Cambrai, Pierre d’Ailly a été un des acteurs principaux d’une lutte acharnée entre la France et le Saint‐Siège : le Grand Schisme d’Occident. Rappelant l’engagement de d’Ailly pour la réunion d’un concile qui mettrait un terme à la querelle des papes, revenant sur sa postérité scientifique, notamment sur ses travaux de géographie maritime dont s’est servi Christophe Colomb, n’oubliant rien de son héritage intellectuel, comme sa défense du conciliarisme contre l’autorité absolue du pape, cette biographie relate non seulement la vie d’un homme de science, d’un homme d’église et d’un homme d’état, mais restitue aussi le décor et son envers d’une des époques les plus chancelantes du catholicisme. Fondé sur des documents et archives inédits, cet ouvrage éclaire une problématique majeure de l’Église d’aujourd’hui, celle de la collégialité.
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Le Dictionnaire de l’historien

Le Dictionnaire de l’historien

Le Dictionnaire de l’historien, C. GAUVARD et J.-F. SIRINELLI, Paris, Presses universitaires de France, 2015.

 

Cet ouvrage, conçu par un travail d’équipe, est à un double titre un guide : de la recherche en histoire et du métier d’historien. Avec ses 355 entrées et ses 201 auteurs, il entend montrer que l’histoire est une discipline vivante, sans cesse remise sur le métier par ceux qui l’écrivent. Des choix ont dû être faits et les grands thèmes qui renouvellent la pensée historique ont été privilégiés : les sensibilités, les représentations, l’information, l’opinion, les médias, la culture de masse, la mondialisation, etc. Ils sont traités en respectant les écarts chronologiques, de l’Antiquité à nos jours, la diversité historiographique et la complexité de domaines souvent foisonnants. Il apparaît alors que, quelle que soit leur spécialité, les historiens ont en commun de répondre aux mêmes exigences de rigueur pour administrer la preuve et rechercher la vérité. Une grande attention a donc été portée au métier d’historien face à ces nouveaux objets et à de nouveaux modes d’investigation. Une telle somme montre que l’Histoire reste une, comme un édifice éclairant un savoir indispensable au citoyen d’aujourd’hui.
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Government and Political Life in France and England

Government and Political Life in France and England

Government and Political Life in France and England, c.1300-c.1500, J.-P. GENET, J. WATTS et C. FLETCHER dir., Cambridge, Cambridge University Press, 2015.

 

Comment les rois d’Angleterre et de France ont-ils gouverné leurs royaumes ? Cet ouvrage, fruit d’un projet international mené dix ans durant, rassemble les contributions de spécialistes de l’Angleterre et de la France de la fin du Moyen Âge afin d’explorer la manière dont les souverains ont exercé leur pouvoir dans les derniers siècles du Moyen Âge. Les différents chapitres, généralement rédigés collectivement par des experts des deux royaumes, couvrent des domaines allant de l’histoire de la cour, des réseaux militaires, des finances publiques en passant par celle des offices, de la justice et des hommes d’Église à celle des représentations politiques, des requêtes et des suppliques ainsi que des conceptions culturelles de la société politique, sans oublier le rôle de ceux qui étaient exclus des corps politiques habituellement représentés. Le résultat consiste en une comparaison détaillée et innovante sur la nature du gouvernement et de la vie politique, considérée à partir de la question "comment le roi gère-t-il son royaume ?", mais en recourant aux méthodes de l’histoire sociale, culturelle et économique afin de comprendre l’armature sous-jacente du pouvoir royal.
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Faire lien

Faire lien

Faire lien. Aristocratie, réseaux et échanges compétitifs, L. JÉGOU, S. JOYE, T. LIENHARD et J. SCHNEIDER dir., Paris, Publications de la Sorbonne, 2015 (Histoire ancienne et médiévale).

 

Régine Le Jan a marqué de son empreinte l’histoire du haut Moyen Âge. Son œuvre a accompagné l’évolution de la discipline historique depuis plus de quarante ans. Au gré de ses publications, de colloques, de programmes de recherche, de son enseignement, elle a donné à l’histoire du haut Moyen Âge des orientations inédites. Pour lui rendre hommage, ses collègues, amis et élèves se sont inspirés de quelques-uns de ses thèmes de recherche privilégiés. Dans ce volume sont ainsi envisagés la place de l’aristocratie et des élites dans la société médiévale, l’analyse des réseaux qui structurent cette société ainsi que les enjeux que représentent les échanges compétitifs au haut Moyen Âge. Faire lien. C’est sous ce titre qu’ont été rassemblées les quarante-deux contributions organisées autour de ces sujets.
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La vengeance en Europe

La vengeance en Europe

La vengeance en Europe, XIIe-XVIIIe siècle, C. GAUVARD et A. ZORZI dir., Paris, Publications de la Sorbonne, 2015 (Histoire ancienne et médiévale).

 

L’histoire de la vengeance, du Moyen Âge à la fin de l’époque moderne, restait à écrire. Les 18 contributions de cet ouvrage, fruits de trois rencontres internationales posent les premiers jalons des pratiques de la vengeance en étudiant une série de cas pris dans l’Empire, dans le royaume de France, et aussi en Italie et en Espagne, dans ces pays méridionaux où la vengeance est censée subsister jusqu’à nos jours. Tous les groupes sociaux sont concernés, nobles comme non-nobles, paysans et citadins, clercs et laïcs. L’idée a été de comprendre comment et pourquoi, globalement, la vengeance régresse en Occident. Il fallait pour cela interroger les outils théoriques dont dispose l’historien, la notion de « justice privée », qui renvoie à l’idée d’un État détenteur du monopole de la violence légitime, ou celle de « civilisation des mœurs » qui accompagne nécessairement l’idée d’un progrès de l’homme sur ses pulsions agressives. Ces notions volent ici en éclats pour faire place à des explications plus nuancées et sans doute plus justes. L’État peut louer la vengeance tout en la condamnant par bribes et la vengeance peut se dérober à l’observation ou au contraire envahir la documentation au gré des acteurs qui la manipulent pour en faire mémoire. Enfin, si le lien entre honneur et vengeance est ici privilégié, il n’est pas le seul critère d’explication. Car la vengeance se révèle multiforme et, de ce fait, reste difficilement saisissable.
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Splendor Reginae : Passions, genre et famille

Splendor Reginae

Splendor Reginae. Passions, genre et famille.Mélanges en l’honneur de Régine Le Jan, L. JÉGOU, S. JOYE, T. LIENHARD et J. SCHNEIDER éd., Turnhout, Brepols, 2015.

 

Un vaste panorama des recherches actuelles sur la parenté, les femmes et l’irruption des émotions dans le discours politique au Moyen Âge et dans son historiographie. Régine Le Jan a marqué de son empreinte l’histoire du haut Moyen Âge. Son œuvre a accompagné l’évolution de la discipline historique depuis plus de quarante ans. Au gré de ses publications, de colloques, de programmes de recherche, de son enseignement, elle a donné à l’histoire du haut Moyen Âge des orientations inédites. Pour lui rendre hommage, ses collègues, amis et élèves se sont inspirés de quelques-uns de ses thèmes de recherche privilégiés au fil de trente articles rassemblés ici. Dans ce volume est d’abord envisagée l’importance de la famille et des liens de parenté dans les relations de pouvoir au haut Moyen Âge, rappelant l’ouvrage fondateur que fut sa thèse Famille et Pouvoir dans le monde franc (Publications de la Sorbonne, 1995). Sont ensuite évoquées celles dont elle a si bien montré le rôle essentiel par l’évocation de figures de femmes médiévales, tout en rappelant comment a continué à peser sur elles tout le poids d’une discrimination qui se poursuit pendant toute la période. Enfin, les auteurs reviennent sur l’usage des émotions et du vocabulaire de la haine et de l’amitié, dont la place ne cesse de croître à la fois dans les domaines social et politique au fil du haut Moyen Âge.
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Compétition et sacré au haut Moyen Âge

Compétition et sacré au haut Moyen Âge

Compétition et sacré au haut Moyen Âge : entre médiation et exclusion, P. DEPREUX, F. BOUGART, R. LE JAN éd., Turnhout, Brepols, 2015.

 

Les actes du colloque « Compétition et sacré au haut Moyen Âge : entre médiation et exclusion » constituent le deuxième volume de la série de publications du groupe international de recherches sur la compétition dans les sociétés médiévales (400-1100). Ce programme de recherche considère les objets de la compétition, les moyens et les formes de la compétition qui dépendent des capacités de régulation de cette même compétition : règles du jeu édictées par les autorités, mécanismes de médiation plus ou moins forts, équilibre de la terreur, la performativité des moyens : résultats en termes d’objets et d’enjeux, les possibilités de mobilité sociale, de changement de statut ou de position qui sont plus ou moins grandes selon les périodes et les espaces.
La rencontre de Limoges place le sacré au centre de la réflexion sur la compétition, mais il est nécessaire de ne pas restreindre le sacré à ce qui est consacré par l’autorité ecclésiastique. Si le sacré est bien ce qui est doté d’une force surnaturelle et qui isole, la distinction sacré-profane ne passe pas complètement par l’opposition clercs-laïcs. Avec le sacré on touche au pouvoir, puisqu’il ne peut y avoir de pouvoir légitime au Moyen Âge sans lien avec le sacré, quelle que soit la forme prise par la relation. Même si les clercs tendent à monopoliser de plus en plus le sacré par le biais du « consacré », la spécificité de la période prégrégorienne tient précisément à ce que le sacré n’est pas encore entièrement contrôlé par les clercs et qu’il est donc objet de compétition. En même temps, le sacré est un instrument de la compétition et il est facteur d’exclusion.
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Les Plantagenêts et leur empire

Les Plantagenêts et leur empire

F. MADELINE, Les Plantagenêts et leur empire. Construire un territoire politique, Rennes, PUR, 2014.

 

À partir de 1066 et plus encore 1154, la formation d’un empire qui s’étend de l’Écosse aux Pyrénées a été un phénomène à l’origine de transformations majeures dans l’organisation des pouvoirs en Europe de l’Ouest. Pour affirmer leur domination sur l’étendue de ces territoires, les trois premiers Plantagenêts, Henri II, Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre, entre 1154 et 1216, n’ont pas eu d’autre choix que de se mettre à parcourir ce vaste espace et d’y marquer visiblement, par des constructions, l’empreinte de leur pouvoir.
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La mémoire d’Ambroise de Milan

La mémoire d’Ambroise de Milan

La mémoire d’Ambroise de Milan.Usages politiques et sociaux d’une autorité patristique en Italie, P. BOUCHERON et S. GIOANNI éd., Paris, Publications de la Sorbonne, 2015.

 

Le rapport qu’entretient la culture médiévale avec les Pères de l’Église n’est en rien réductible à la vénération d’une autorité ancienne ; il est tout entier dans la mise au présent d’un passé continué. C’est à étudier les modalités textuelles, liturgiques et monumentales de cette présence médiévale de la mémoire patristique, envisagée dans sa dimension sociale et politique, que cet ouvrage collectif, issu d’un programme de recherche international et transdisciplinaire, est consacré. Il porte sur la mémoire italienne d’Ambroise (340-397), évêque et saint patron de la ville de Milan, reconnu comme l’un des quatre docteurs latins de l’Église. Dès lors, le souvenir ambrosien est tiraillé entre deux pôles antagonistes : le premier est la vocation universelle du Père de l’Église, le second est son ancrage local qui fonde et justifie l’invention des traditions milanaises et la spécificité de sa liturgie, de son Église, mais aussi de son système de valeurs politiques. Cette enquête sur la disponibilité sociale d’un souvenir et sur ses usages politiques ne se contente pas de faire la chronique, en longue durée, de la manipulation de la mémoire. Elle tente également d’identifier les ancres du souvenir, l’empêchant de dériver trop loin de l’Ambroise « historique » : des textes, des images, des rituels, des monuments. De là la dimension résolument pluridisciplinaire de l’entreprise collective, réunissant historiens, historiens de l’art, archéologues, philologues, mais aussi philosophes, musicologues, théologiens et liturgistes.
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L’honneur des universitaires

L’honneur des universitaires

Antoine DESTEMBERG, L’honneur des universitaires au Moyen Âge. Étude d’imaginaire social, Paris, PUF, 2015 (le Nœud gordien).

 

Avec la naissance des universités, à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle, une nouvelle catégorie d’individus apparaît, faisant profession d’étudier, de penser et d’enseigner. Grâce à cette étude à la croisée de l’histoire, de l’anthropologie et de la sociologie se dévoilent les stratégies mobilisées par cette communauté intellectuelle nouvelle pour s’affirmer en tant que catégorie autonome dans le paysage social et politique des derniers siècles du Moyen Âge.
En observant les nombreuses manifestations rhétoriques et gestuelles de l’idée médiévale d’honneur, l’auteur s’attache ainsi à décrire la formation d’une identité professionnelle propre aux maîtres, écoliers et officiers de l’université de Paris jusqu’à la fin du XVe siècle. Cet examen de conscience de l’Université médiévale permet ainsi de mettre en évidence quelques-uns des principes fondateurs d’une institution pluriséculaire.
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De l’éloquence architecturale

De l’éloquence architecturale

Patrick BOUCHERON, De l’éloquence architecturale. Milan, Mantoue, Urbino (1450-1520), Paris, Éditions B2, 2015 (Territoires).

 

Una città in forma di palazzo: dans le dernier tiers du Quattrocento, à Urbino, Mantoue ou Milan, des princes voulurent faire de leur résidence des cités idéales, à l’écart de la ville mais s’imposant à elle, l’ordonnant. Ils suivaient en cela la leçon d’Alberti, qui avait fait de son De re aedificatoria un traité non pas de l’art de bâtir, mais de sa politisation. Car l’architecture humaniste devenait un art de la persuasion. Elle était chargée d’exprimer ce que les mots n’osaient pas encore dire : l’absolutisation du pouvoir princier. Ce petit livre confronte cette folle ambition au déniaisement machiavélien, rappelant que s’il existe un langage architectural, alors celui-ci ménage aussi des non-dits, suscite des incompréhensions, trahit des lapsus.
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"Regalis excellentia"

"Regalis excellentia"

S. BARRET et Benoît GRÉVIN, "Regalis excellentia". Les préambules des actes des rois de France au XIVe siècle, Paris, Ecole nationale des chartres, 2014.

 

Vers la fin du XIIIe siècle, la pratique d’introduire certains actes par des préambules fait un retour en force à la chancellerie royale française. C’est dans un environnement culturel, politique et linguistique en pleine mutation que les notaires des derniers Capétiens et des premiers Valois créent ces orfèvreries rhétoriques, jadis méprisées par la recherche, aujourd’hui comprises pour ce qu’elles sont : autant de fragments de « miroirs », captant chacun un rayon de la royauté et de l’idée que s’en faisaient les hommes du Moyen Âge. La présente étude des préambules latins et français de la chancellerie royale du XIVe siècle se fonde sur l’édition et l’analyse d’un corpus de cinq cent quarante-huit textes utilisés dans plus de huit cents actes. Elle envisage l’ensemble des problèmes posés par cet élément particulier de la diplomatique. Sont notamment abordés : la place des préambules dans la production diplomatique et son enjeu pour l’histoire de la chancellerie et de ses membres ; la question des sources, endogènes et exotiques, littéraires et formulaires ; les techniques de rédaction des notaires et leurs évolutions ; le contenu idéologique des textes… Au fil des analyses émerge une image renouvelée des pratiques d’écriture de la chancellerie royale française. À travers l’adaptation de sources papales et impériales, la francisation partielle, l’effort de rédaction particulier déployé pour certains actes, s’inventent les formules qui se figeront dans les formulaires du début du XVe siècle.
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