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A paru en librairie en 2014

L'Atlas global

L’Atlas global

L’Atlas global, G. FUMEY, CH. GRATALOUP (dir.), avec la collab. de P. BOUCHERON, Paris, Les Arènes, 2014, 150 p.

 

L’Atlas global est un essai en images, conçu par une équipe de vingt-six historiens et géographes de renom. En soixante cartes et infographies inédites, ils nous racontent comment l’Occident s’est vu (parfois à tort) au centre du monde et pourquoi, au tournant du XXIe siècle, les cartes du pouvoir ont été rebattues.
Un autre monde émerge sous nos yeux, largement désoccidentalisé. La beauté, le bonheur, les prisons, le sport, les déchets, les virus, les habitudes alimentaires, la vieillesse, le climat… on peut tout cartographier. Présentation sur le site de l’éditeur

Aux marges du monde germanique

Aux marges du monde germanique

Aux marges du monde germanique. L’évêque, le prince, les païens (VIIIe-XIe s.), G. BÜHRER-THIERRY éd., Turnhout, Brepols, décembre 2014.

 

Ce livre propose une réflexion sur la construction des figures d’autorité dans le monde franc et germanique et explore différentes sociétés de la frontière sans réduire le processus de christianisation à un affrontement radical entre païens et chrétiens.
La conquête carolingienne de l’ensemble des espaces germaniques à la fin du VIIIe siècle a permis une nouvelle expansion du christianisme et de la latinité à l’Est de l’Europe : les évêques y sont les premiers responsables de la mise en place des structures d’encadrement et de pouvoir en liaison étroite avec la royauté. Dans le cadre de la mission et de l’implantation de nouvelles structures ecclésiastiques, ils transforment l’organisation de l’espace en créant des cités épiscopales là où aucune ville romaine n’avait jamais existé et développent des pôles de sacralité qui sont autant d’accroches de leur pouvoir. Ce nouveau monde est à conquérir en profondeur et la mission demeure un impératif tant politique que religieux : la rencontre des païens, à la fois recherchée et redoutée, est l’occasion de mieux définir les contours de la société chrétienne. Dans l’empire ottonien des Xe-XIe siècles les marches du monde germanique pénètrent profondément en territoire slave et les processus d’acculturation des élites, notamment polonaises et tchèques, mais aussi hongroises, permettent le développement de nouvelles structures politiques et l’essor d’une nouvelle chrétienté : on observe ici la formation de sociétés de la frontière où les processus d’acculturation et les interactions sociales ne sont jamais à sens unique.
Présentation sur le site de l’éditeur

Noms, prénoms, surnoms au Moyen Âge

Noms, prénoms, surnoms au Moyen Âge

M. BOURIN et P. CHAREILLE, Noms, prénoms, surnoms au Moyen Âge, Paris, Picard, 2014 (Les Médiévistes français)

 

Un prénom et un nom pour désigner une personne nous apparaît comme « naturel », d’autant plus que ce système s’est imposé à une grande partie de la planète. En Europe occidentale, l’usage de désigner toute personne par un prénom et un « nom de famille » s’est installé très tôt, entre l’an mil et le XIVe siècle. C’est à cette naissance, à ses rythmes, à ses nuances régionales que se sont consacrés les auteurs, dont ce volume rapporte la démarche et les principaux résultats. Ils décrivent les étapes qui ont permis d’analyser comment dans la période centrale du Moyen Âge, s’est construite une « nouvelle anthroponymie », pour désigner une partie de la population, les hommes laïcs. Car c’est pour eux que s’est créée l’anthroponymie à deux éléments, le nom et le surnom. Rapidement, cette enquête, partie de quelques régions françaises, s’est élargie à l’Europe. Ce livre montre les développements qui se sont imposés aux chercheurs, dont la question de la stigmatisation par le nom ainsi que la manière dont l’anthroponymie réagit aux migrations. Derrière ces questions, c’est tout le rôle, intégrateur ou discriminant, de l’anthroponymie qui est posé. La société médiévale n’est pas tendre, elle rit de l’aveugle et se moque du boiteux, elle se méfie de l’étranger qui passe, mais elle ne manque pas de solidarité et d’ouverture sur le monde. Les auteurs font par ailleurs le point sur les concepts, les méthodes et les instruments statistiques qui ont été mis au point et constituent maintenant un protocole applicable pour de nouveaux corpus. Ils en font un ouvrage de référence sur la question du nom au Moyen Âge.

Le légendier de Turin

Le légendier de Turin

Le légendier de Turin, M. GOULLET coord. avec la collaboration de S. ISETTA, Turin, Biblioteca Nazionale e Universitaria D.V.3, 2014 (+ présentation DVD).

 

L'édition collective du légendier de Turin (ms. D.V.3 de la bibliothèque Nationale Universitaire) est née de la conviction suivante: si l'on veut comprendre à la fois ce qu'est une édition médiévale, l'histoire des textes hagiographiques et celle de la langue latine, l'objet le plus parlant est un légendier. Pour interroger celui de Turin, dans son aspect matériel (organisation codicologique, mise en page, écriture, ornementation) autant qu'intellectuel (composition de la collection au sein de l'histoire générale des légendiers les plus anciens) une équipe pluridisciplinaire et multilingue (français, italien, anglais) d'une vingtaine de personnes tente ici d'en percer les mystères: où et quand a-t-il été copié, pourquoi et pur qui? Comment et pourquoi est-il passé du nord de la France au Piémont, voyage dont témoignent certaines corrections et additions tardives ainsi que le style novalaisien des neumes qui l'émaillent? Pourquoi, en plein essor de la caroline, son 'éditeur' de la fin du VIIIe siècle a-t-il choisi une écriture rare? Pourquoi la riche ornementation du manuscrit tranche-t-elle souvent avec les innombrables étourderies des copistes? Le lecteur se voit ainsi proposer quelques pistes pour aborder des questions culturelles, par exemple celle de la lecture et des rapports entre graphies et reflets d'oralité.
L'édition imprimée reproduit strictement le texte originel du manuscrit, dégagé de toutes ses corrections postérieures: celles-ci se lisent dans un apparat textuel de bas de page. Un DVD en propose une lecture immédiate, en mettant face à face les versions ante et post correctionem; pour chaque texte il fournit une synopse de la version turinoise avec un autre manuscrit, ainsi qu'une liste des témoins répertoriés et une fiche linguistique détaillée.
Présentation sur le site de l’éditeur

Le Paris du Moyen Âge

Le Paris du Moyen Âge

Le Paris du Moyen Âge, B. BOVE et C. GAUVARD dir., Paris, Belin, 2014.

 

Le présent ouvrage, qui contient plus de 80 illustrations et cartes, rassemble les conférences du cycle organisé au printemps 2012 par le Comité d’Histoire de la Ville de Paris sur le thème de Paris au Moyen Âge. Neuf historiens ont mis leur science au service de l’histoire de Paris, pour en éclairer un aspect à la lueur de leurs propres travaux et des derniers acquis de la recherche. C’est ainsi que sont tour à tour abordées la question de la place des saints fondateurs dans la ville, celle de l’évêque, des enceintes, de la justice, de la bourgeoisie, de l’assistance, des femmes, de l’université, de l’aristotélisme, du roi en son palais et de la guerre civile. Ce sont autant de portraits d’une ville aux visages multiples qu’il est difficile de saisir dans son ensemble, mais leur mise en série permet ici de s’en faire une idée. Il en ressort néanmoins que Paris cumule déjà à cette époque les fonctions économiques, religieuses, intellectuelles, curiales et politiques, ce qui est unique en Occident où les villes peuvent rarement s’enorgueillir de plus de deux ou trois fonctions : Gand est avant tout une cité industrielle, Bologne une ville universitaire, Venise un pôle commercial… Cet épais feuilletage de fonctions variées est probablement l’explication de l’exceptionnel développement de Paris au Moyen Âge. L’auteur Claude Gauvard et Boris Bove assurent la direction de l’ouvrage. Docteur ès lettres, professeur agrégé d’histoire, Claude Gauvard est professeur émérite d’histoire du Moyen Âge à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Docteur ès lettres, professeur agrégé d’histoire, ancien élève de l’ENS Fontenay-Saint-Cloud, Boris Bove est maître de conférences en histoire médiévale à Paris VIII.
Cet ouvrage a reçu le 1er Grand Prix de l’Histoire de Paris
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Le peuple en justice

Le peuple en justice

Le peuple en justice [colloque organisé par le Conseil général de l’Isère, l’Association française pour l’histoire de la justice, l’Ordre des avocats et l’université populaire européenne de Grenoble], J.-P. ALLINNE, CL. GAUVARD et J.-P. JEAN dir., Paris, La documentation française, 2014 (Collection de l’Association française pour l’Histoire de la Justice).

 

La place du peuple en justice a profondément évolué tout au long des siècles. La fonction de juge s’est professionnalisée, même si des citoyens-juges élus exercent dans les tribunaux de commerce, les conseils de prud’hommes, ou sont tirés au sort comme jurés de cours d’assises. D’autres participent activement au procès en tant que témoins ou experts. Mais la part que doit prendre le citoyen dans le système judiciaire français, comme juge et même comme témoin, continue de faire débat. Derrière la question de l’élection des juges, toujours pré-sente depuis la période révolutionnaire, c’est celle de leur légitimité qui est posée. Pour mieux comprendre les enjeux, il fallait revenir au long terme de l’Histoire. D’abord sous la forme de la relation fondatrice que le peuple entretient avec la justice. Depuis l’Antiquité, « l’appel au peuple » des Romains garantissait l’effectivité de la justice. Au Moyen Age comme sous l’Ancien régime, c’est encore sous le regard du peuple que se prononcent et s’exécutent les condamnations. Mais la puissance des juges, qui affirment prendre leur décision « en ayant Dieu (levant les yeux », s’impose jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
La Révolution française, en réaction contre une justice royale honnie, a voulu replacer le peuple au coeur de la procédure. La justice populaire et l’élection des juges se sont imposées comme des évidences de la légitimité démocratique. Si ensuite la justice napoléonienne a marqué le retour en force de la professionnalisation d’une magistrature nommée par le pouvoir, le jury populaire est resté le symbole de cette justice démocratique. La participation des citoyens à la fonction de juger a fait l’objet de réformes ponctuelles et reste une question récurrente.
Aujourd’hui, les juges rendent leurs jugements « Au nom du peuple français ». Cet ouvrage permet de comprendre non seulement comment ils doivent en rendre compte aux citoyens, mais aussi comment ces derniers pourraient mieux participer à 1’œuvre de justice.
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Construire la ville. Histoire urbaine de la pierre à bâtir

Construire la ville. Histoire urbaine de la pierre à bâtir

Construire la ville. Histoire urbaine de la pierre à bâtir : actes du 137e congrès des sociétés historiques et scientifiques "Composition(s) urbaine(s)", Tours, 23-28 avril 2012, J. LORENZ, F. BLARY et J.-P. GÉLY dit., Paris, Ed. du CTHS, 2014 (CTHS Sciences, 14).

 

L’histoire de l’approvisionnement en pierre à bâtir de la ville nécessite une approche pluridisciplinaire. Les auteurs des textes réunis ici sont géologues, archéologues et historiens. Ils associent leurs méthodes et leurs expériences à cette recherche. L’analyse archéologique des bâtis et des archives du sol, jointe à l’étude des sources historiques et à l’examen attentif des ressources naturelles, permet de dresser un schéma de ces approvisionnements et de placer en parallèle leurs développements avec celui du phénomène urbain qui a concouru à les mettre en œuvre.
Cet ouvrage apporte des éclairages ponctuels et précis s’inscrivant dans le temps court en privilégiant l’examen de l’approvisionnement d’un chantier urbain, et d’autre part, se positionne d’une manière plus novatrice dans le temps long, cherchant à circonscrire les grandes étapes et les modes d’approvisionnement de l’entité urbaine de l’Antiquité à l’Époque moderne. Il ouvre la voie à une réflexion actuelle de la gestion des ressources en matériaux de construction de la ville du futur.
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Anthologie : Le théâtre français du Moyen Âge et de la Renaissance

Anthologie : Le théâtre français du Moyen Âge et de la Renaissance

Anthologie : Le théâtre français du Moyen Âge et de la Renaissance: histoire, textes choisis, mises en scène, D. SMITH, G. PARUSSA, O. HALÉVY et al. dir., Paris, L’Avant-scène, 2014 (Anthologie de l’avant-scène théâtre).

 

La publication du volume de l’anthologie de L’avant-scène théâtre consacré au théâtre français du Moyen Age et de la Renaissance (du XIIe au XVIe siècle) est un événement éditorial à plus d’un titre : cette parution renouvelle en profondeur le regard que l’on porte sur des périodes méconnues de notre histoire dramatique, et plus généralement littéraire et culturelle. Ce faisant, elle donne à découvrir de véritables trésors, dont la modernité surprendra plus d’un lecteur. Présentés dans leur graphie d’origine et retraduits pour les rendre plus accessibles à tous, ces textes anciens nous parlent toujours et nous apparaissent comme les sources fécondes auxquelles ont puisé tous les grands auteurs du théâtre français que nous considérons comme nos classiques. Plongez-vous dans cet ouvrage majeur richement illustré, qui forme le cinquième et dernier volume de la collection Anthologie de L’avant-scène théâtre.
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Les manuscrits autographes français

Les manuscrits autographes français

O. DELSAUX, G. OUY et T. VAN HEMELRYCK, Les manuscrits autographes français à la fin du Moyen Âge. Guide de recherches, Turnhout, Brepols, 2014 (Texte, Codex et Contexte, 15).

 

Les manuscrits autographes en français médiéval constituent un champ d’étude fécond, mais qui n’a guère fait l’objet de synthèses et de mises au point historiques, documentaires ou méthodologiques. L’objectif de ce volume est de baliser la recherche sur les manuscrits français du Moyen Âge entièrement ou partiellement autographes. L’ouvrage offre une bibliographie sélective des travaux consacrés à ces manuscrits, des répertoires raisonnés des manuscrits autographes identifiés jusqu’ici et la version revue de trois articles de synthèse de Gilbert Ouy. Conçu comme un guide, ce volume s’adresse aussi bien aux spécialistes qu’aux novices dans l’étude des manuscrits autographes français.
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Marquer la prééminence sociale

Marquer la prééminence sociale

Marquer la prééminence sociale. Actes de la conférence organisée à Palerme en 2011 / par SAS ; en collaboration avec l’École française de Rome et l’université de Palerme, P. BOUCHERON, J.-P. GENET et E. I. MINEO dir., Paris, Publications de la Sorbonne et Rome, Ecole française de Rome, 2014 (Histoire ancienne et médiévale, 127/4).

 

Signs and States, programme financé par l’ERC (European Research Council), a pour but d’explorer la sémiologie de l’État du XIIIe siècle au milieu du XVIIe siècle. Textes, performances, images, liturgies, sons et musiques, architectures, structures spatiales, tout ce qui contribue à la communication des sociétés politiques, tout ce qu’exprime l’idéel des individus et leur imaginaire, est ici passé au crible dans trois séries de rencontres dont les actes ont été rassemblés dans une collection, Le pouvoir symbolique en Occident (1300-1640). Ces volumes, adoptant une perspective pluridisciplinaire et comparative dans une visée de long terme, combinent études de cas, analyses conceptuelles et réflexions plus théoriques. Et les réponses à ce questionnaire, issu d’une réflexion sur une histoire culturelle poursuivie sur plus de cinq siècles, remettent en cause une histoire de l’Occident latin où l’on opposerait Église et État : la mutation culturelle engendrée par la réforme grégorienne qui, tout en assurant d’abord le triomphe de la papauté, a donné à l’État moderne les moyens d’assurer sa propre légitimité en créant les conditions d’une révolution du système de communication. Elle engendre un partage du pouvoir symbolique et des processus de légitimation avec l’État : la capacité de ce dernier à se légitimer par le consentement de la société politique en dehors de la contingence religieuse est une spécificité de l’Occident latin, clé de l’essor des États modernes européens.
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Église et État, Église ou État ?

Église et État, Église ou État ?

Église et État, Église ou État ? Les clercs et la genèse de l’État moderne : actes de la conférence organisée à Bourges en 2011 / par SAS [Signs and States] et l’Université d’Orléans en l’honneur d’Hélène Millet, C. BARRALIS, J.-P. BOUDET, F. DELIVRÉ ET J.-P. GENET éd., Paris, Publications de la Sorbonne, 2014 (Histoire ancienne et médiévale, 125/10).

 

Signs and States, programme financé par l’ERC (European Research Council), a pour but d’explorer la sémiologie de l’État du XIIIe siècle au milieu du XVIIe siècle. Textes, performances, images, liturgies, sons et musiques, architectures, structures spatiales, tout ce qui contribue à la communication des sociétés politiques, tout ce qu’exprime l’idéel des individus et leur imaginaire, est ici passé au crible dans trois séries de rencontres dont les actes ont été rassemblés dans une collection, Le pouvoir symbolique en Occident (1300-1640).
Ces volumes, adoptant une perspective pluridisciplinaire et comparative dans une visée de long terme, combinent études de cas, analyses conceptuelles et réflexions plus théoriques. Et les réponses à ce questionnaire, issu d’une réflexion sur une histoire culturelle poursuivie sur plus de cinq siècles, remettent en cause une histoire de l’Occident latin où l’on opposerait Église et État : la mutation culturelle engendrée par la réforme grégorienne qui, tout en assurant d’abord le triomphe de la papauté, a donné à l’État moderne les moyens d’assurer sa propre légitimité en créant les conditions d’une révolution du système de communication. Elle engendre un partage du pouvoir symbolique et des processus de légitimation avec l’État : la capacité de ce dernier à se légitimer par le consentement de la société politique en dehors de la contingence religieuse est une spécificité de l’Occident latin, clé de l’essor des États modernes européens.
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Dynamiques du monde rural dans la conjoncture de 1300

Dynamiques du monde rural dans la conjoncture de 1300

Dynamiques du monde rural dans la conjoncture de 1300 : échanges, prélèvements et consommation en Méditerranée occidentale, M. BOURIN, F. MENANT, L. TO FIGUERAS éd., Rome, École française de Rome, 2014 (Collection de l’École française de Rome, 490).

 

Crise conjoncturelle, crise structurelle, crise systémique ? Ces mots et les interrogations qu’ils portent reviennent sans cesse pour caractériser la situation actuelle des pays où le développement industriel est ancien. Pour les médiévistes, ils font écho à ceux si souvent utilisés pour caractériser, à une autre échelle de temps, séculaire, la fin de la période médiévale. Crise du féodalisme ? Crise malthusienne renvoyant aux angoisses actuelles d’une population mondiale impossible à nourrir ? Le jeu des comparaisons va jusqu’aux dettes de l’État que les rois tentaient de résoudre par les remuements monétaires. Pour expliquer la fin de la croissance médiévale et la genèse de cette « crise » aux environs de 1300, divers modèles ont été naguère proposés, qui généralisaient des situations régionales appartenant à l’Europe septentrionale ou moyenne. Mais plus récemment une autre histoire a été écrite, celle d’un monde transformé, voire bouleversé, par l’intensification des échanges. Autour de la Méditerranée, la richesse nouvelle des écritures notariales et judiciaires permet de scruter en détail, non plus seulement les villes brillantes qui avaient jusqu’ici focalisé l’attention, mais aussi les campagnes et ces nombreuses bourgades qui se sont multipliées aux XIIe et XIIIe siècles et constituent, aux environs de 1300, un dense réseau portant en profondeur la généralisation de l’échange.
Prenant la suite des travaux qui ont renouvelé l’histoire des disettes et mis en lumière leur lien avec l’urbanisation de l’Europe, ce volume fait ressortir une histoire complexe des campagnes méditerranéennes. Loin de subir la croissance démographique et le prélèvement seigneurial, nombre de ruraux ont innové, diversifiant leurs activités productives vers une agriculture et un artisanat ouverts sur les échanges, en une dynamique qu’accompagnait la multiplication des foires et des marchés. Le crédit et le service du prince ont offert à certains de nouvelles voies d’enrichissement, tandis que d’autres étaient à la peine. Une société plus différenciée qu’on ne le pensait a vu le jour.
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Rémunérer le travail au Moyen Âge

Rémunérer le travail au Moyen Âge

Rémunérer le travail au Moyen Âge.Pour une histoire sociale du salariat, P. BECK, P. BERNARDI et L. FELLER dir., Paris, Picard, 2014.

 

Cet imposant ouvrage collectif rassemble les contributions de médiévistes européens et américains qui abordent la question du salaire au Moyen Âge et de la rémunération réelle du travail à travers l’ensemble de l’Europe. Ils traitent successivement de l’historiographie du salariat au Moyen Âge, de la désignation du paiement du travail, des formes de l’embauche et la composition du paiement, et enfin de l’évaluation des rémunérations. Cette question a longtemps été abordée sous l’angle exclusif de l’étude du binôme prix/salaire afin de traiter de la question du niveau de vie. Or, le salaire est aussi une question d’histoire sociale, qui relève d’une forme d’anthropologie économique. Il fournit en effet l’essentiel du revenu d’une partie importante de la population urbaine et d’une fraction non négligeable de la population rurale dès le XIIIe siècle. La négociation du salaire, son montant, les modalités de son versement structure la vie d’un nombre croissant de personnes, hommes et femmes. Ainsi, c’est au moment de l’embauche que se détermine le montant et la nature du salaire : selon que la négociation porte sur un prix ou sur des journées, sur une tâche ou sur du temps, les rapports entre employeurs et employés ne sont pas les mêmes. De même, la valeur de ce qui est offert en contrepartie du travail, qu’il s’agisse d’argent ou de prestations en nature, de même que les modalités du versement, varient d’un métier à un autre et d’une région à une autre. C’est de ces diversités que les auteurs se sont efforcés de rendre compte en décrivant les nombreuses approches de la rémunération à travers les différentes professions, milieux urbains ou ruraux, périodes concernées. L’importance de cet ouvrage, qui regroupe des historiens comme des spécialistes de l’histoire économique, en fera un ouvrage clef pour la compréhension de la question des rapports de travail dans l’Europe médiévale.

Hagiographies. Histoire internationale de la littérature hagiographique latine et vernaculaire

Hagiographies. Histoire internationale de la littérature hagiographique latine et vernaculaire

Hagiographies. Histoire internationale de la littérature hagiographique latine et vernaculaire en Occident des origines à 1550, M.GOULLET et G.PHILIPPART dir., vol. 6, Turnhout, Brepols, 2014 (Corpus christianorum).

 


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Brèves d’Histoire

Brèves d’Histoire

Brèves d’Histoire, P. BECK et P. BERNARDI éd., Paris, Publications de la Sorbonne, 2014.

 

La recherche historique en archives impose d’importants dépouillements jetant de manière fugace un éclairage sur des figures, des anecdotes qui n’étant pas centrales pour notre propos ne sont pas intégrées le plus souvent à l’étude. Ces tranches de vie sont tout ce qu’il reste, bien souvent, de la vie d’un homme ou d’une femme, d’êtres sans histoire – dont l’histoire ne peut être reconstituée. Mais ces bribes d’histoires, ces témoignages fugaces restent en mémoire. Les chercheurs les conservent dans leur mémoire, se les racontent. Ces bribes ont le pouvoir évocateur de brèves et résonnent un peu comme les « Je me souviens » de Georges Perec. C’est cette force d’évocation que les auteurs souhaitent proposer à un public plus large, comme témoignage de ces vies ordinaires mais également d’un aspect de la recherche, un arrière-plan fait pour partie d’émotions vis-à-vis de ce que l’on pourrait désigner comme un quotidien sensible. Le parti pris a été de demander à une dizaine de collègues de partager les brèves qu’ils conservaient dans leurs dossiers. Nous avons renoncé à les ordonner thématiquement, ce qui revenait à un début de traitement. Elles sont présentées de manière subjective, comme une série de choix opérés par les divers contributeurs.
Walter Benjamin l’affirmait : « Rien de ce qui s’est passé un jour ne doit être considéré comme perdu pour l’histoire. » Pas même les traces fugaces des anonymes, rebuts de la grande chronique. Elles sont comme des chutes d’archives, tombées au pied de l’établi des historiens. En voici qui, dans leur brièveté, disent quelques petits drames de la vie fragile au Moyen Âge.
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Les enquêtes de Saint Louis

Les enquêtes de Saint Louis

 

Marie DEJOUX, Les enquêtes de Saint Louis, gouverner et sauver son âme, Paris, Puf, Le Nœud Gordien, 2014.

 

Avant son départ à la croisade, en 1247, et jusqu’à sa mort, Louis IX fit recueillir les plaintes de ses sujets sur son administration et celle de ses officiers, afin de réparer matériellement celles qui seraient fondées. Entreprises de promotion du pouvoir royal, ces enquêtes répandirent l’image d’un roi juste et bon, qu’elles contribuèrent à faire connaître, sinon aimer. Tournées vers le gouvernement du royaume et l’affermissement du pouvoir royal, elles visaient aussi le salut du roi : destinées à racheter l’âme du roi en restituant quelques biens mal acquis, elles s’inscrivent profondément dans l’économie du salut médiévale. Très tôt considérées comme un monument de l’histoire de France, les quelque dix mille doléances conservées n’avaient pourtant jamais été analysées dans leur ensemble. Cet ouvrage en livre la première histoire intégrale et éclaire d’un jour neuf l’histoire judiciaire et politique du XIIIe siècle. En privilégiant les sources quotidiennes du gouvernement, il offre une lecture critique du règne de Saint Louis, trop souvent décrit au travers des récits destinés à sa canonisation : il donne à voir le roi et non le saint.
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La grâce des juges

La grâce des juges

Robert JACOB, La grâce des juges. L’institution judiciaire et le sacré en Occident, Paris, PUF, 2014.

 

En Occident, les relations de la justice divine et des justices humaines sont passées par deux phases, d’instrumentalisation d’abord, d’imitation ensuite. Dans la première, les hommes ont cru possible de solliciter Dieu lui-même pour dénouer leurs causes, à travers des procédures d’ordalie christianisées. Dans la seconde, qu’ont déterminée les mutations du Moyen Âge central, ils ont répudié le jugement de Dieu, entreprenant d’assumer seuls la fonction de juger. De ces transformations sont nées la configuration d’un sacré judiciaire original, comme l’exigence d’une justice indépendante du pouvoir politique. Mais des chemins divergents qui s’ouvrirent alors sont issues deux cultures juridiques très différentes : celle de la common law d’une part, celle des États de l’Europe continentale, de l’autre, qui ont reçu le modèle processuel que leur fournissait l’Église. L’ouvrage explore cette histoire longue, de l’intérieur, mais aussi du dehors, à travers le recours à une anthropologie mondiale des rites judiciaires. Il s’est nourri de comparatisme et porte une attention particulière à la civilisation chinoise, tant les histoires chinoise et occidentale reflètent des logiques radicalement dissemblables de construction de l’État et de la justice.
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Marquer la ville

Marquer la ville

Marquer la ville. Signes, traces, empreintes du pouvoir (XIIIe-XVIe siècle) : actes de la conférence organisée à Rome en 2009, P. BOUCHERON et J.-P. GENET dir., Paris, Publications de la Sorbonne (Histoire ancienne et médiévale, 124).

 

<i<Signs and States, programme financé par l’ERC (European Research Council), a pour but d’explorer la sémiologie de l’État du XIIIe siècle au milieu du XVIIe siècle. Textes, performances, images, liturgies, sons et musiques, architectures, structures spatiales, tout ce qui contribue à la communication des sociétés politiques, tout ce qu’exprime l’idéel des individus et leur imaginaire, est ici passé au crible dans trois séries de rencontres dont les actes ont été rassemblés dans une collection, Le pouvoir symbolique en Occident (1300-1640). </br />Ces volumes, adoptant une perspective pluridisciplinaire et comparative dans une visée de long terme, combinent études de cas, analyses conceptuelles et réflexions plus théoriques. Et les réponses à ce questionnaire, issu d’une réflexion sur une histoire culturelle poursuivie sur plus de cinq siècles, remettent en cause une histoire de l’Occident latin où l’on opposerait Église et État : la mutation culturelle engendrée par la réforme grégorienne qui, tout en assurant d’abord le triomphe de la papauté, a donné à l’État moderne les moyens d’assurer sa propre légitimité en créant les conditions d’une révolution du système de communication. Elle engendre un partage du pouvoir symbolique et des processus de légitimation avec l’État : la capacité de ce dernier à se légitimer par le consentement de la société politique en dehors de la contingence religieuse est une spécificité de l’Occident latin, clé de l’essor des États modernes européens.
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Expertise et valeur des choses (1)

Expertise et valeur des choses (1)

Expertise et valeur des choses. (1) Le besoin d’expertise, C. DENJEAN et L. FELLER éd., Madrid, Casa de Velázquez, 2013 (Collection de la Casa de Velazquez, 139).

 

Au carrefour entre l’histoire économique et de l’historie culturelle, cet ouvrage propose une réflexion collective sur le besoin d’expertise à l’époque médiévale. Les prises de décision devaient parfois être éclairés par des hommes qui maîtrisaient mieux que d’autres les domaines en cause et étaient de ce fait en mesure de leur proposer des solutions. Cela est particulièrement vrai lorsque des questions techniques ou éthiques étaient soulevées et que des choix devaient être faits à partir de l’argumentation d’un expert. La qualité des produits, les processus de fabrication ou la mesure de leur valeur donnaient lieu à des contrôles pour lesquels il fallait des personnels à la fois compétents et forts d’une notoriété reconnue par les autorités publiques : il s’agissait d’éviter ou de réprimer les fraudes, de défendre l’honneur de la ville ou celui du métier et de défendre le bien commun en garantissant le produit. Tout au long de la période, ont été développées des pratiques juridiques et techniques, autour de ces questions reposant sur la reconnaissance des savoirs et des compétences des experts, figure particulière désignée par la puissance publique. Ce livre propose une approche originale des problématiques et des questionnements rarement -voire jamais- appliqués au champ de la vie économique au Moyen Âge.
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La terre. Connaissance, représentations, mesure au Moyen Âge

La terre

La terre. Connaissance, représentations, mesure au Moyen Âge, P. GAUTIER DALCHÉ, C. DELUZ, N. BOULOUX, E. VAGNON, C. GADRAT-OUERFELLI, P. FERMON, A. QUERRIEN, Turnhout, Brepols, 2013.

 

Comment le Moyen Âge a-t-il appréhendé l’espace géographique ? Un très grand nombre de témoignages textuels et figurés subsistent. Mais ils sont difficiles à interpréter ; ils donnent souvent lieu à anachronisme ou sont négligés parce qu’ils n’exprimeraient qu’une culture livresque et des préoccupations symboliques.
Le but de ce manuel est de montrer la richesse, la variété et le caractère opératoire des réflexions médiévales sur l’espace géographique. Une première partie développe une histoire des représentations en lien avec les transformations des conditions culturelles générales, depuis le haut Moyen Âge qui recueille l’héritage de la science antique jusqu’à l’humanisme géographique et aux premières manifestations de l’expansion européenne. Suit une anthologie de documents souvent inédits ou peu connus, commentés et classés selon un parcours allant de la place de la Terre dans le cosmos à la technique de la mesure des parcelles, en passant par les réflexions des savants médiévaux sur l’espace habité et la fonction des cartes, la cartographie des espaces maritimes, le voyage comme moyen de connaissance, la cartographie locale et régionale.
Les analyses s’efforcent de ne plaquer sur les documents aucun a priori épistémologique ou interprétatif. Les liens entre ces différents champs ainsi qu’entre théorie et pratique sont constamment soulignés, permettant une approche globale des réflexions médiévales sur l’espace terrestre.
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