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LaMOP

Lettre du LaMOP - N°10 - Novembre - Décembre 2015

FOCUS

Le projet Studium Parisiense

par Jean-Philippe GENET *

 

Le projet Studium d'un répertoire informatisé des maîtres et des étudiants des écoles et de l'université de Paris jusqu'en 1500, commencé dans le cadre du projet SAS de l'ERC, poursuit sa route, il est vrai à petite vitesse, dans le cadre du LaMOP. Ce projet collaboratif a réuni jusqu'à présent Hicham Idabal (informatique), Thierry Kouamé, Stéphane Lamassé (informatique), Gergely Kiss (les Hongrois à Paris), Elisabeth Mornet (les Scandinaves), Claire Priol (la Bibliographie Annuelle du Moyen Âge Tardif, les théologiens séculiers et les ouvrages de Nathalie Gorochov, Le collège de Navarre et La Naissance de l'Université), Anne Tournieroux (théologiens réguliers et décretistes) et moi-même (essentiellement le Chartularium Universitatis Parisiensis, les rotuli édités par William Courtenay et tout ce qui a trait aux auteurs), auxquels se sont joints Antoine Destemberg et Pierre-Henri Billy (onomastique). Nous sommes parvenus à mettre en ligne à ce jour (1er novembre 2015) environ 9 000 bio-bibliographies pour lesquelles nous disposons d'une base d'éléments fiables et nous avons en réserve un peu plus de 7 000 bio-bibliographies incomplètes ou encore trop floues pour être mises en ligne. Le nombre total des individus décrits sera probablement au final compris entre 30 et 40 000. C'est dire que nous ne sommes pas au bout de nos peines. Signalons que Studium adhère à Heloïse, le réseau des répertoires informatisés des universités européennes que préside Willem Frijhoff et dont Thierry Kouamé est le secrétaire scientifique et Emmanuelle Picard la responsable du site web [lire la suite].

 

Professeur émérite au LaMOP

 

 


Lettre du LaMOP - N°9 - Septembre - Octobre 2015

FOCUS

Le programme « Formation des communautés d'habitants »,

par Joseph MORSEL *

 

Introduction et prolégomènes, En 2002 a été envisagé au sein du LaMOP le programme collectif de recherches « La formation des communautés d'habitants » (avec un financement propre, assuré par l'IUF). Il s'agissait de reprendre à frais nouveaux un problème concernant l'ensemble de l'Occident médiéval à partir du XIe s. et qui avait connu une certaine vogue durant les deux décennies antérieures dans divers pays, où l'on s'était toutefois appuyé sur des présupposés notionnels et méthodologiques très différents (le rôle central des communaux en Allemagne selon K.S. Bader, le communalisme de P. Blickle, le caractère décisif de la conscience communautaire selon R. Fossier, l'héritage wisigothique chez divers auteurs espagnols ou latino-américains, etc.). Il n'existait ainsi pas d'approche scientifique internationale du phénomène, mais une multiplicité d'approches particulières, menées à l'aide d'un outillage conceptuel hétérogène et souvent préconstruit, à des échelles diverses et sur des corpus variés, rendant particulièrement difficiles un croisement et une comparaison des données. Par ailleurs, beaucoup de ces travaux se sont focalisés principalement sur le problème de l'autonomie (ou non) desdites communautés, en s'appuyant éventuellement sur l'examen des chartes de franchises/coutumes ou des fueros, et/ou en mettant en parallèle (voire équivalence implicite) communautés d'habitants et communes. À cela s'ajoutait encore une séparation fréquente des travaux portant sur communautés rurales et communautés urbaines. Étant donné la généralité et l'importance du phénomène des communautés d'habitants, qui touche tant les aspects matériels qu'idéels de la société médiévale (et moderne), il était impératif de dépasser les divers enfermements théoriques au profit d'une approche commune qui, seule, serait susceptible, d'une part, de faire apparaître les nuances et particularités de tel espace ou écosystème par rapport aux autres ; d'autre part d'intégrer mieux que cela n'avait été fait jusqu'alors les résultats archéologiques (quand il y en a) ; enfin de tenir l'équilibre entre l'examen des aspects matériels et idéels du phénomène. En particulier, il apparaissait souhaitable de se placer dans une perspective qui permette de dépasser l'approche en définitive "intentionnaliste" de beaucoup de travaux (qui envisagent la formation des communautés comme le résultat d'une volonté ou stratégie seigneuriale, cléricale ou paysanne), au profit d'une approche plus abstraite (fondée sur l'examen des rapports sociaux configurés par le processus), plus orientée vers le "comment ?" que vers le "pourquoi ?" [Lire la suite].

 

Maître de conférences en Histoire médiévale

 

 


Lettre du LaMOP - N°8 - Juillet - Août 2015

FOCUS

Le champ « Paris médiéval » au LaMOP,

par Hélène NOIZET *

 

De nombreuses activités scientifiques sont menées au LaMOP sur Paris au Moyen Âge. Ces travaux se développent dans le cadre de recherches individuelles (notamment les travaux de Julie Claustre, Thierry Kouamé et Hélène Noizet), de programmes collectifs (les projets « Alpage » et « Studium parisiense »), ainsi que de séminaires relevant de plusieurs champs au sein du laboratoire. Cet objet historique particulier, qui relève à la fois de l'histoire locale, nationale et internationale, constitue ainsi un thème de recherche transversal. Ces recherches sont l'occasion de croiser les diverses méthodologies mises en œuvre au LaMOP (prosopographie, analyse spatiale, analyse linguistique, valorisation par internet). Ils donnent lieu à des manifestations scientifiques régulières organisées en collaboration avec d'autres institutions de recherche travaillant sur Paris, notamment l'Institut de recherche et d'histoire des textes et les Archives nationales. Ces manifestations peuvent être annuelles (Rencontres d'histoire de Paris en collaboration avec les Archives nationales) ou mensuelles (séminaire « Paris au Moyen Âge » de l'IRHT et séminaire de latin médiéval de Benoît Grévin au LaMOP), sur des thèmes ou des documents concernant spécifiquement Paris. L'interaction entre l'enseignement et la recherche permet également de proposer de nombreux sujets de master et de doctorat portant sur le terrain parisien : depuis 2012, neuf masters de l'université Paris 1 ont été soutenus sur des sujets concernant l'histoire de Paris, en histoire ou en archéologie, tandis qu'en 2015, cinq thèses de doctorat sont en cours.

 

Maître de conférences en Histoire médiévale

 

Responsables du champ "Paris médiéval" : Julie Claustre, Thierry Kouamé, Hélène Noizet


Lettre du LaMOP - N°7 - Mai - Juin 2015

FOCUS

« La compétition dans les sociétés occidentales du haut Moyen Âge (Ve-XIIe siècle) »,

par Régine LE JAN *

 

Ce programme, lancé en 2009, s'est terminé en mars 2015. Il a réuni des chercheurs européens, ayant pour la plupart déjà travaillé ensemble, et des doctorants. Il a été soutenu et financé par le LaMOP, l'Ecole française de Rome, l'IUF/Universités de Lille3 et de Reims, les universités de Paris Ouest Nanterre-la-Défense, Limoges, Paris Est-Marne-La-Vallée, Hambourg, Padoue, Foscari de Venise, Vérone et Rome3. Il s'est parallèlement articulé sur un programme ALLIANCE entre l'Université Paris1 et Columbia University à New York. Dans la continuité des programmes précédents (Les transferts patrimoniaux; Les élites au haut Moyen Âge), il s'agissait de sortir de l'étude sur les conflits, abondamment étudiés depuis plusieurs décennies, pour mettre l'accent sur l'échange compétitif. À partir des définitions étymologiques et sociologiques, l'enquête devait porter sur les acteurs, les enjeux, les moyens, les formes de la compétition et ses résultats en termes de capital social, de positions dans la hiérarchie, de médiation. Deux rencontres préliminaires (2009 et 2010) ont été nécessaires pour vaincre les difficultés dues aux différences de vocabulaire et d'approche entre les diverses historiographies et pour préciser le sujet. Ensuite, une première rencontre, à Francfort en 2011, a porté sur les jeux et les sports (Agôn. La compétition, Ve-XIIe siècle, F. Bougard, R. Le Jan, T. Lienhard (dir), Turnhout, 2012, HAMA 17). L'attention a ensuite été portée sur le sacré, à Limoges en 2012, (Compétition et sacré au haut Moyen Âge : entre médiation et exclusion, Ph. Depreux, F. Bougard, R. Le Jan (dir), Turnhout, 2015, HAMA 21) et sur les ressources, à Rome en 2013 (Compétition et ressources, V. Lorè, G. Bührer-Thierry, R. Le Jan (dir), à paraître). Entretemps s'était imposée l'idée qu'une approche par le genre était nécessaire (Genre et compétition dans les sociétés du haut Moyen Âge, S. Joye, R. Le Jan (dir.), Turnhout, à paraître 2015, HAMA 24). La réflexion a considérablement progressé au cours de ces rencontres, mettant en avant la complexité des phénomènes et les jeux d'échelle emboités. Les rencontres doctorales franco-américaines de 2011-2012 ont fait émerger le concept de compétition, qui s'est révélé fondamental : la capacité des groupes en compétition à coopérer en même temps qu'ils rivalisent, si la confiance est suffisance. La dernière rencontre (Venise, mars 2015) a donc porté sur ce thème – Rivaliser, coopérer: vivre en compétition dans les sociétés du haut Moyen Âge – qui a montré comment la fides (mot unique désignant foi, fidélité et confiance), véritable lubrifiant de la société, a permis, à certains moments, dans certaines circonstances et dans certains lieux, que les élites coopèrent tout en rivalisant (voir la présentation initiale du programme).

 

Professeur émérite à l'université Paris 1



fileadmin/lamop/archives_programmes_LaMOP/Site_LaMOP_Programme_Competition__haut_Moyen_Age.pdf

 

 


Lettre du LaMOP - N°6 - Mars - Avril 2015

FOCUS

« Les Fasti Ecclesiae Gallicanae »,

par Willy MORICE * * *

 

Les Fasti Ecclesiae Gallicanae constituent un programme de recherche du LaMOP ayant pour objectif la réalisation d'un répertoire prosopographique des évêques, des dignitaires et des chanoines des cathédrales de 1200 à 1500. Le cadre géographique retenu est celui de la France actuelle, qui couvre 136 diocèses médiévaux. Seule l'Angleterre disposait déjà d'un tel outil lorsqu'en 1991, Hélène Millet commença à rassembler, dans le cadre de plusieurs GDR (groupement de recherche) et du LaMOP, tous les chercheurs et les doctorants intéressés par une telle entreprise pour l'espace français. Début 2015, les Fasti Ecclesiae Gallicanae comptent une quarantaine de collaborateurs, se réunissant deux fois l'an aux Archives nationales et ils ont publié, aux éditions Brepols, 14 volumes présentant autant de diocèses français médiévaux (un quinzième volume, concernant le diocèse de Châlons-en-Champagne, paraîtra au printemps 2015 et plusieurs autres volumes sont attendus d'ici 2017). Dans chaque volume, le lecteur trouve, d'une part, des notices biographiques des évêques et un répertoire de notices prosopographiques des officiaux, dignitaires et chanoines de la cathédrale et d'autre part, une notice institutionnelle présentant le diocèse sous ses différents aspects, complétée généralement par un ou deux chapitres sur des éléments spécifiques au chapitre cathédral concerné (description du quartier canonial, bibliothèque, etc.). En complément de ces volumes papier, une méta-base de données regroupant et croisant les notices prosopographiques de l'ensemble des chapitres traités, est à la disposition des chercheurs de l'équipe et sera bientôt accessible au grand public, grâce à la diligence des éditions Brepols. Les Fasti Ecclesiae Gallicanae ne se résument pourtant pas à ce travail de recherche et d'édition de répertoires prosopographiques : ils sont un lieu de rencontre pour les chercheurs et les doctorants intéressés par l'étude du clergé séculier médiéval sous ses différents aspects et permettent ainsi de stimuler les recherches dans ce domaine. Le réseau des Fasti a ainsi donné naissance il y a plusieurs années au programme Collégiales du LaMOP, et a irrigué de façon plus ou moins importante d'autres projets de recherche et de colloques (en dernier lieu : le colloque "Eglise et Etat, Eglise ou Etat ?" organisé dans le cadre du programme SAS dirigé par Jean-Philippe Genet et publié en 2014). Ce réseau s'articule autour d'une bibliothèque rassemblant des ouvrages relatifs au monde épiscopal et canonial, qui est à la disposition des personnes intéressées (s'adresser à Willy.Morice@univ-paris1.fr), et d'un site web, qui renseigne sur l'actualité du groupe de recherche (http://fasti.univ-paris1.fr/index.php). Les Fasti Ecclesiae Gallicanae sont également liés à un réseau européen de chercheurs travaillant sur les évêques et chanoines, qui a notamment donné vie à un GDR européen entre 2010 et 2013, rassemblant des chercheurs français, portugais, hongrois, anglais et italiens autour de la thématique « Aux fondements de la modernité étatique en Europe : l'héritage des clercs médiévaux ». Depuis la fin du GDRE, ce réseau continue à fonctionner de façon informelle, favorisant ainsi la participation des membres du groupe à des colloques internationaux (Initiates file downloadvoir présentation initialement en ligne).

 

* Ingénieur d'études CNRS

* * Présentation relue par le « comité Fasti »



fileadmin/lamop/archives_programmes_LaMOP/Site_LaMOP_Programme_Competition__haut_Moyen_Age.pdf

 

 


Lettre du LaMOP - N°5 - Janvier - Février 2015

FOCUS

[Présentation de mes recherches],

par Olivier CANTEAUT *

 

Archiviste paléographe et agrégé d'histoire (2000), Olivier Canteaut, en délégation au LAMOP pour l'année 2014-2015, a soutenu sous la direction de Claude Gauvard une thèse de doctorat intitulée « Gouvernement et hommes de gouvernement sous les derniers Capétiens (1313-1328) », (2005). Il est depuis 2007 maître de conférences à l'École nationale des chartes, où il est en charge de la direction de la recherche et des éditions. Ses premiers travaux ont été consacrés à l'étude des mécanismes décisionnels à la cour royale française au début du XIVe siècle et à l'analyse, notamment par le recours à la prosopographie, des élites qui y ouvrent. Dans la lignée de ces recherches, ses travaux s'orientent désormais dans deux directions. D'une part, il s'intéresse aux structures institutionnelles de la monarchie française et aux groupes humains qui les sous-tendent ; il concentre en particulier son attention sur le Conseil du roi et sur les hommes qui le peuplent. D'autre part, il s'attache à étudier les pratiques de gestion de l'écrit développées par les administrations de la fin du Moyen Âge, confrontant notamment les modalités de production et d'utilisation de l'écrit qui prévalent dans l'appareil d'État capétien avec celles développées par son homologue anglais ou par la Curie pontificale. Le projet de recherche qu'il mènera à bien dans le cadre de sa délégation au LaMOP approfondit ce dernier axe de travail. Il vise à déterminer comment les innovations de l'administration royale capétienne, induites par le développement de l'écrit, sont susceptibles de transformer les modalités d'action du souverain, et comment, en retour, le déploiement de nouveaux modes de gouvernement transforment l'usage de l'écrit au sein de cette administration. Les règnes de Philippe le Bel et de ses fils, à la charnière des XIIIe et XIVe siècles, ont été retenus pour mener cette étude : ils constituent une période durant laquelle les outils de gestion de l'écrit qui ont été mis en place sous Philippe Auguste semblent devenir obsolètes, au terme d'un siècle d'explosion documentaire, et où l'administration royale est obligée de réformer ses pratiques de production et de conservation de l'écrit. En outre les innovations politiques et juridiques mises en ouvre par Philippe le Bel, qui contribuent notamment à étendre le champ d'action du souverain, se déploient en interaction avec le développement de nouvelles pratiques administratives. L'administration royale se voit ainsi soumise à des exigences politiques accrues ; elle permet dans le même temps au roi d'étendre son emprise sur son royaume par un recours raisonné à l'écrit. Dans ce contexte, le projet se focalisera sur les modalités de production des écrits destinés par l'administration centrale à l'ensemble de ses interlocuteurs, qu'il s'agisse de ses agents locaux, des sujets du roi – pris collectivement ou individuellement –, ou encore des princes européens. Les analyses menées se déploieront dans trois directions : 1) une approche quantitative de la production de chancellerie, qui vise à mieux saisir les stratégies pratiques déployées par la chancellerie pour faire face à l'expansion de cette production ; 2) une étude de l'image du souverain que véhiculent les actes émis en son nom ; à cette fin, une attention particulière sera accordée à l'apparition, dans les années 1320, d'actes émis par certaines institutions centrales de la monarchie en leur nom propre : quelles implications recèle le fait de recourir ou de ne pas recourir au nom du souverain pour émettre une décision administrative ou judiciaire ? 3) enfin, une étude typologique des écrits émis par l'administration centrale s'attachera à des formes diplomatiques atypiques qui se développent sous les derniers Capétiens : ordonnances, instructions, lettres scellées d'un petit sceau, cédules. Celles-ci révèlent la nécessité de forger de nouveaux instruments écrits pour transmettre les ordres royaux de façon plus souple, plus rapide ou plus confidentielle. Par leur truchement ce sont de nouvelles modalités de communication par l'écrit que déploient le roi et ses agents pour gouverner le royaume.

 

Archiviste paléographe

 


 

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